Le Centre de Formation Professionnelle d’Excellence (CFPE) de Sangmélima a franchi un palier décisif. Lors des Journées Portes Ouvertes lancées ce 7 mai 2026 par le Préfet du Dja-et-Lobo, M. Damien Owono, l’institution a dévoilé son innovation majeure : la formation « à la carte ». Un modèle sur-mesure qui promet de transformer les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) en véritables pôles de compétence.
Inauguré en 2016 et fort de sa neuvième promotion, le CFPE de Sangmélima ne se contente plus de ses filières classiques telles que les Métiers du Bois, l’informatique, ou la Réparation des Engins Lourds. L’innovation marquante de 2026 réside dans la flexibilité totale de son offre éducative. La « formation à la carte » permet désormais aux mairies et aux entreprises locales de commander des modules de formation spécifiques, adaptés à leurs besoins immédiats et à leurs réalités de terrain.
Le Préfet Damien Owono l’a souligné : l’autonomie des CTD passe par la maîtrise technique. En proposant des solutions de formation à la demande, le CFPE résout l’un des plus grands défis de la décentralisation : l’absence de main-d’œuvre qualifiée pour l’entretien des infrastructures et la gestion technique au niveau communal. Désormais, une mairie du Dja-et-Lobo peut solliciter une formation précise pour ses agents, garantissant ainsi que l’argent public finance un savoir-faire local et pérenne.
Cette petite révolution porte la signature du Directeur du centre, M. Bouhari Eric. Sous sa direction, le CFPE est devenu un véritable partenaire stratégique du secteur productif. En ouvrant les portes du centre jusqu’au 8 mai, il démontre que l’excellence n’est plus un concept figé, mais un service agile capable de s’adapter aux mutations économiques. Pour la jeunesse de Sangmélima, cette approche signifie une insertion professionnelle plus rapide, car les compétences acquises correspondent exactement aux offres d’emploi locales.
Grâce à cette agilité pédagogique, le CFPE de Sangmélima s’impose comme le laboratoire de l’autonomie régionale. En formant des experts « à la carte », le centre garantit que chaque projet de développement dans le Dja-et-Lobo trouvera ses bras et ses cerveaux sur place. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre : celle où la formation n’attend plus le marché, mais le devance pour construire, brique par brique, l’avenir du Cameroun.
Arsène Nna
