C’est une décision majeure qui vient de secouer la sphère éducative nationale. Le Ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC) a annoncé, par un communiqué officiel daté du 31 octobre 2025, une refonte significative des critères de réussite aux examens nationaux. À compter de la session 2026, la moyenne minimale requise pour l’obtention du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), du Probatoire et du Baccalauréat ne sera plus de 10/20, mais bien de 12/20. Cette mesure radicale, présentée comme un « gage de qualité » et une « promotion de l’excellence », vise à revaloriser le niveau scolaire camerounais, tout en lançant un appel vibrant à la mobilisation générale des élèves et des acteurs du système.
L’annonce est tombée tel un couperet : l’accès aux diplômes de l’enseignement secondaire camerounais se durcit considérablement. Le Ministre des Enseignements Secondaires a en effet rendu publique une communication informant l’ensemble de la communauté éducative que sont les élèves, enseignants, chefs d’établissements que le seuil de réussite aux examens officiels passe de 10/20 à 12/20.
Cette nouvelle exigence concerne les trois grands jalons du parcours secondaire : le Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), le Probatoire et le sésame universitaire, le Baccalauréat. Les futurs candidats devront donc décrocher une moyenne supérieure pour prétendre à la délivrance de leur diplôme.
Si cette réforme n’entrera en vigueur qu’à partir de la session de 2026, elle oblige d’ores et déjà les élèves à revoir leur méthode de travail et leur niveau d’ambition.
Selon le communiqué ministériel, cette revalorisation de la moyenne d’admission s’inscrit dans une logique de fond impulsée par le sommet de l’État. Le Ministère explique que la mesure est prise « conformément aux orientations du Gouvernement de la République et à la politique éducative du Chef de l’État, son Excellence Paul Biya ».L’objectif affiché est triple : d’abord, la revalorisation du niveau scolaire général, souvent pointé du doigt ; ensuite, la promotion de l’excellence scolaire en encourageant les performances supérieures ; enfin, l’amélioration de la qualité de l’éducation au Cameroun dans son ensemble.
En élevant la barre à 12/20, le gouvernement envoie un signal fort : seuls les élèves maîtrisant véritablement les programmes et affichant des résultats solides pourront accéder à l’étape suivante de leur cursus ou au marché de l’emploi.
Si la nouvelle pourrait créer une onde de choc ou de l’appréhension chez les élèves, elle est perçue par le gouvernement comme une opportunité de relance qualitative. Le Ministre des Enseignements Secondaires a profité de cette annonce pour lancer un appel solennel à la mobilisation.
Il exhorte tous les acteurs du système, administrateurs, inspecteurs et, surtout, corps enseignant à s’engager pleinement pour assurer la mise en œuvre effective de cette réforme. Le message adressé aux élèves est tout aussi clair et direct : ils sont appelés à « redoubler d’efforts dans leur travail quotidien pour mériter le succès ».
Dans les faits, cette mesure exige une transformation profonde des méthodes pédagogiques et une implication accrue. Les établissements devront renforcer l’encadrement, les enseignants ajusteront leurs critères d’évaluation, et les parents devront jouer un rôle de soutien encore plus actif pour préparer leurs enfants à ce nouveau standard d’excellence.
Le succès de la session 2026 dépendra de l’aptitude de l’ensemble du système à s’adapter à cette nouvelle exigence, marquant potentiellement un tournant décisif pour l’avenir de l’éducation camerounaise.
Abessolo Henry

