Gouvernance d’excellence : Comment Bouhari Éric a conquis le Grand Sud

Gazelle D'Afrique

De la transition énergétique à la révolution de la formation « à la carte », le physicien Bouhari Éric a transformé le Centre de Formation Professionnelle d’Excellence (CFPE) de Sangmélima en un laboratoire de l’émergence économique. En six ans de gouvernance, ce manager audacieux a su lier la rigueur infrastructurelle à l’agilité pédagogique pour terrasser le chômage des jeunes et accompagner la décentralisation.

Dès sa nomination le 13 juillet 2020, cet homme de science a compris qu’une formation d’élite, axée à 80 % sur la pratique, exigeait une infrastructure irréprochable. Pour contrer les coupures d’électricité qui paralysaient les ateliers, il a fait installer un réseau de panneaux solaires. Couplée à un système de vidéosurveillance de pointe, cette initiative a permis de rationaliser les coûts, de sécuriser les équipements technologiques lourds et d’offrir un cadre de travail optimal aux apprenants.

C’est sous l’impulsion de Bouhari Éric que le centre a franchi un palier académique historique. Grâce à une réforme profonde, il a piloté le passage des cursus au Niveau 2 pour l’obtention du Diplôme de Technicien Supérieur (DTS), alors que les formations s’arrêtaient autrefois au Niveau 1. Pour viabiliser cette réforme, il a personnellement orchestré une offensive médiatique et des campagnes de sensibilisation à travers huit des dix régions du Cameroun, provoquant une explosion des effectifs.

La consécration de son management pragmatique s’est révélée lors des récentes Journées Portes Ouvertes qu’il a magistralement pilotées. Bouhari Éric a dévoilé son innovation la plus disruptive : la formation  » à la carte  »

En rupture avec les programmes rigides, ce modèle permet désormais aux Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et aux entreprises locales de commander des modules sur-mesure. Une mairie du Dja-et-Lobo peut ainsi former ses agents à l’entretien des infrastructures, résolvant directement le manque de main-d’œuvre qualifiée au niveau communal.

L’analyse minutieuse de la gouvernance de Bouhari Éric met en lumière une stratégie managériale articulée autour de trois dimensions interdépendantes :

* L’adéquation Formation-Emploi : En calquant les modules sur les besoins immédiats du marché local, il supprime le décalage traditionnel entre le diplôme et l’emploi. Les compétences acquises correspondent exactement à la demande, ce qui explique le taux de réussite insolent de la 8ème promotion qui s’est pliée aux soutenances ce mois de juillet 2026.

* L’incitation forte à l’auto-emploi : Conscient de la rudesse du marché du travail salarié, Bouhari Éric a insufflé un esprit entrepreneurial au sein du campus. Armés de leur DTS, les apprenants ne cherchent plus un emploi : ils misent sur l’auto-emploi et créent leurs propres structures, devenant des acteurs de la croissance économique locale.

* Un leadership de concertation : Au-delà des techniques, la méthode Bouhari repose sur l’humain. En instaurant des réunions de coordination régulières avec les formateurs et le personnel d’appui, et en promouvant le sport pour cimenter le « vivre ensemble », il a créé un climat de paix sociale indispensable à la performance académique.

Arsene Nna

 

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