Assana Abakar : le TPG qui a mis le Nord à l’heure de la bonne gouvernance

Gazelle D'Afrique

La Trésorerie Générale de Garoua, jadis confrontée à des défis de gestion complexes, est aujourd’hui un fleuron de l’administration financière camerounaise. Cette mutation spectaculaire n’est pas le fruit du hasard, mais l’œuvre d’un homme : M. Assana Abakar, Inspecteur principal du Trésor et Trésorier Payeur Général (TPG) de Garoua. Depuis sa prise de fonction, il a su s’imposer comme un modèle de bonne gouvernance, en mettant en œuvre avec brio les grandes réformes financières de l’État du Cameroun, avec une attention particulière aux enjeux cruciaux de la décentralisation. Ce parcours, jalonné de distinctions prestigieuses, témoigne d’une approche managériale fondée sur la rigueur, l’intégrité et la recherche de l’excellence, faisant de la Trésorerie de Garoua un véritable laboratoire de l’efficacité administrative.

La décentralisation, érigée en axe majeur de la gouvernance par le Président de la République, Paul Biya, repose en grande partie sur sa dimension financière. Pour que les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) soient autonomes et opérationnelles, il est impératif qu’elles disposent d’outils de gestion efficaces et transparents.

C’est ici que le rôle du Trésor public, et plus particulièrement des Trésoreries Générales, devient capital. Elles sont les garantes de la bonne exécution des budgets des CTD et de la production de comptes qui reflètent fidèlement la gestion des deniers publics.

Avant l’arrivée de M. Assana Abakar, la situation dans la circonscription financière du Nord était loin d’être optimale. La production des comptes des CTD y était particulièrement faible, atteignant à peine 18 %. Ce chiffre alarmant traduisait des dysfonctionnements profonds : lacunes dans la formation du personnel, manque de coordination entre les différents acteurs, déficits de suivi et de contrôle, et une culture administrative peu orientée vers la performance.

L’absence de comptes réguliers et sincères constituait un frein majeur au développement local, empêchant une évaluation précise de la gestion des fonds publics et rendant difficile l’affectation de nouvelles ressources.

M. Assana Abakar a fait de cette faiblesse son principal chantier. En l’espace de cinq ans, il a orchestré une transformation radicale, portant le taux de production des comptes des CTD à un niveau sans précédent : 100 % en 2023. Cet exploit n’est pas qu’une statistique ; il est le symbole d’une révolution managériale et d’une volonté politique d’aligner l’action de la Trésorerie de Garoua sur les objectifs de l’État.

Comment M. Assana Abakar a-t-il réussi une telle prouesse ? Sa stratégie s’est articulée autour de plusieurs axes majeurs, tous conformes aux grandes réformes financières engagées par l’État du Cameroun à savoir :

Le renforcement des capacités et la formation continue : Reconnaissant que la performance repose avant tout sur les compétences humaines, M. Abakar a initié un programme intensif de formation à l’intention du personnel des CTD et des agents de la Trésorerie. Ces sessions ont porté sur la maîtrise des outils de gestion comptable, la connaissance des textes réglementaires et l’importance de la production de comptes sincères, réguliers et exhaustifs.

L’instauration d’un suivi rigoureux et de la redevabilité : Il a mis en place des mécanismes de suivi et d’accompagnement des CTD. Plutôt que de se limiter à un rôle de simple contrôleur, la Trésorerie de Garoua est devenue un partenaire technique, offrant un appui constant aux mairies pour les aider à surmonter les difficultés. Des tableaux de bord de performance ont été introduits pour évaluer les progrès et encourager une culture de la redevabilité.

L’utilisation de la technologie au service de l’efficacité : M. Abakar a tiré parti des outils informatiques pour rationaliser les processus de collecte et de traitement des données. La numérisation des procédures permet de réduire les délais, d’éviter les erreurs et de garantir une traçabilité parfaite des transactions financières.

Une collaboration renforcée avec l’administration centrale : Le TPG de Garoua a su établir un canal de communication fluide avec la Direction Générale du Trésor. Cette collaboration a permis d’obtenir l’appui technique et logistique nécessaire pour mener à bien les réformes. La reconnaissance de ces efforts par le Directeur Général du Trésor lors de la réunion annuelle de coordination confirme l’alignement de la Trésorerie de Garoua sur les directives nationales.

Les actions de M. Assana Abakar ont eu des répercussions profondes sur l’économie de la région du Nord et du Cameroun dans son ensemble.

Sur la décentralisation et le développement local : En garantissant la production de comptes à 100 %, M. Abakar a offert aux CTD du Nord une crédibilité financière sans précédent. Des comptes certifiés et transparents sont une condition sine qua non pour mobiliser de nouvelles ressources, notamment auprès des partenaires techniques et financiers internationaux. Les mairies peuvent désormais planifier avec plus de certitude et d’efficacité leurs projets de développement, qu’il s’agisse d’infrastructures, de services sociaux ou d’initiatives économiques. La population, de son côté, peut exercer un droit de regard plus effectif sur la gestion de ses élus, renforçant la démocratie locale.

Sur la stabilité financière de la région : En tant que garant du recouvrement et de la centralisation des recettes publiques, M. Abakar a contribué à assainir les finances régionales. Les félicitations du Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, soulignent l’importance de son travail dans la consolidation de la trésorerie de l’État. Une gestion rigoureuse des recettes permet de financer les dépenses publiques de manière plus efficiente et de réduire les risques de dérapage budgétaire.

Sur l’attractivité économique : Une administration financière performante et transparente est un signal fort envoyé aux investisseurs. La rigueur affichée par la Trésorerie de Garoua renforce la confiance des opérateurs économiques, tant locaux qu’étrangers. Cela crée un climat des affaires plus serein, propice à la création d’entreprises et à la croissance des investissements productifs dans le Nord.

Un modèle pour tout le Cameroun : L’exemple de Garoua est une source d’inspiration pour les autres circonscriptions financières du pays. Il démontre que les réformes financières ne sont pas une contrainte, mais une opportunité pour améliorer la gouvernance et accélérer le développement. La détermination de M. Abakar et de son équipe est une preuve tangible que la bonne gouvernance n’est pas un idéal lointain, mais une réalité à la portée de toutes les administrations.

Les performances exceptionnelles de M. Assana Abakar ont été saluées à maintes reprises. Ces distinctions, loin d’être de simples récompenses honorifiques, sont la reconnaissance de l’État et de la communauté internationale pour un travail d’excellence.

Le titre de Commandeur dans l’Ordre du Mérite camerounais, qui lui a été remis le 20 mai 2025, est la plus haute distinction honorifique nationale. Elle couronne une carrière dédiée au service de l’intérêt général et symbolise l’importance que la République accorde à la bonne gestion des finances publiques.

De même, le Baobab Africa Prize, reçu il y a six ans, est une reconnaissance internationale de son leadership et de son impact sur le développement économique et social. Ces distinctions font d’Assana Abakar un ambassadeur de l’intégrité et de la compétence administrative.

Au demeurant, l’histoire de la Trésorerie Générale de Garoua est celle d’une métamorphose réussie. Sous la houlette de M. Assana Abakar, un Inspecteur principal du Trésor originaire du département du Logone et Chari, l’administration financière du Nord est passée d’un état de latence à un modèle d’efficacité.

Son action a eu un impact direct et positif sur l’économie locale et nationale, en faisant de la décentralisation financière une réalité tangible. En portant le taux de production des comptes des CTD à 100 %, M. Abakar n’a pas seulement atteint un objectif comptable ; il a donné aux collectivités du Nord les moyens de leur autonomie et a renforcé la confiance dans l’administration publique. Son héritage est celui d’une administration moderne, performante et au service du développement.

L’exemple de M. Assana Abakar nous rappelle qu’au-delà des réformes institutionnelles, ce sont la volonté, la rigueur et l’intégrité des hommes qui font la véritable différence. Il est un modèle à suivre pour tous ceux qui, au sein de l’administration camerounaise, sont appelés à relever les défis de la bonne gouvernance et du développement durable.

Arsène Nna, crédit image: Nord Actu

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *