Privés d’identité administrative, spoliés de leurs terres ancestrales et victimes de violences systémiques, les Pygmées Baka du Cameroun font face à une crise humanitaire silencieuse. Pour briser ce cycle de marginalisation, la jeunesse autochtone prend son destin en main à travers l’Association des Jeunes Peuples Autochtones du Cameroun (AJPAC). Un appel à la solidarité internationale est lancé pour soutenir cette organisation « par et pour » les Baka.
Le premier mal, et sans doute le plus insidieux, est l’apatridie de fait. Au 21e siècle, alors que le monde parle de numérisation, des patriarches Baka de 60 ans n’ont jamais existé aux yeux de l’État. L’absence d’acte de naissance est une barrière infranchissable qui interdit l’accès à la Carte Nationale d’Identité (CNI). Avec un coût de production grimpant à 15 500 FCFA et une centralisation des postes d’enrôlement, l’État s’éloigne physiquement et financièrement des Baka.
Cette barrière monétaire est un mur de ségrégation qui prive toute une communauté de son droit de vote et de sa liberté de circuler.
Le peuple Baka subit de plein fouet la dépossession brutale de ses terres. Sous la pression des agro-industriels et de particuliers influents, la forêt — qui est à la fois leur garde-manger, leur pharmacie et leur temple — est découpée et vendue. Cette spoliation foncière déracine une culture millénaire, transformant des gardiens de la nature en réfugiés de l’intérieur, contraints de subir un enfer social marqué par l’exploitation humaine, les violences physiques, les viols et parfois même des assassinats restés impunis.
Face à ce tableau sombre, l’Association des Jeunes Peuples Autochtones du Cameroun (AJPAC) refuse la fatalité. L’initiative de Nyangono Lerys Crispel marque un tournant historique : c’est une prise de parole endogène. L’organisation ne demande pas l’aumône, mais des partenariats stratégiques pour restaurer la dignité des siens. Qu’il s’agisse de l’école des enfants, de la protection des femmes ou de la sécurisation des terres, l’AJPAC se dresse comme le bouclier d’une communauté qui veut désormais résoudre elle-même ses problèmes.
Face à l’urgence de cette situation, l’AJPAC sollicite officiellement l’appui technique, matériel et financier de la diaspora, des ONG et des partenaires internationaux pour transformer cette réalité alarmante. Nous recherchons activement des représentants à l’extérieur pour porter notre voix, ainsi que des soutiens concrets pour financer les campagnes de délivrance d’actes de naissance, renforcer nos capacités juridiques et protéger nos droits fonciers.
Ne soyez plus de simples spectateurs de notre disparition : aidez-nous à construire notre avenir en contactant dès maintenant la Présidente Nyangono Lerys Crispel au [657-83-91-32/WhatsApp] pour établir un partenariat durable.
Arsène Nna








