La Crise Post-Électorale : Le Coût du Chaos et l’Impératif de la Reprise
Par le Directeur de Publication, Gazelle D’Afrique
Les urnes ont parlé. Le Conseil Constitutionnel a validé les résultats. Le Président Paul Biya s’apprête, dans les prochains jours, à prêter serment devant la Représentation Nationale pour un nouveau mandat. Pourtant, loin de l’apaisement institutionnel, notre pays traverse une période post-électorale d’une violence et d’une gravité inédites, dont le prix est payé par chaque Camerounais. L’heure n’est plus aux polémiques politiciennes, mais à un constat lucide et alarmant : la contestation, légitime ou non, a engendré un chaos économique et humain qui nous menace tous.
L’impact des troubles sur notre quotidien est vertigineux. La paralysie du secteur des transports, que le Ministre NGALLE BIBEHE tente de débloquer en urgence, a des conséquences immédiates et dramatiques. Les routes, artères vitales de notre économie, sont bloquées, entraînant une hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité. Qui souffre ? Non pas les élites, mais les familles, les mères de marchés, les petits commerçants.
Les étals se vident, le pouvoir d’achat s’effondre. Le spectre de la pénurie et de l’inflation menace directement la sécurité alimentaire et la stabilité sociale. Plus grave encore, les activités quotidiennes de milliers de nos concitoyens sont à l’arrêt. Les écoliers ne prennent plus le chemin des classes, compromettant leur avenir. Les entreprises hésitent à ouvrir. Cette cessation d’activité quotidienne se traduit par des pertes colossales pour l’économie nationale, mettant en péril les emplois et les investissements futurs. Notre pays ne peut se permettre de s’autoflageller ainsi, de compromettre ses acquis pour une querelle politique.
Au-delà des chiffres économiques, nous pleurons des pertes irréparables. Des décès, des blessés, des arrestations émaillent cette période sombre. La violence, d’où qu’elle vienne, est toujours stérile. Elle a emporté des vies, dont celle de l’Honorable Abe Michael Ndra, un représentant de la nation, lâchement assassiné. Chaque vie perdue est une blessure dans le tissu national.
Face à ces tragédies, nous devons faire le choix de la raison et de la maturité. La haine, la querelle tribale et le discours anti-patriotique ne sont que le poison de l’autodestruction. Nous ne devons pas laisser les sirènes de la déstabilisation et du chaos déchirer l’héritage d’unité que nos pères fondateurs nous ont légué.
Alors que le Président de la République, Paul Biya, s’apprête à entamer son nouveau mandat par un serment solennel, le Directeur de Publication de votre tabloïd Gazelle D’Afrique, lance un appel vibrant à tous les Camerounais, d’ici et d’ailleurs : Tournons la page du processus post-électoral. Le moment est venu de faire preuve de maturité politique. Les voies légales de contestation ont été épuisées. Il est impératif, pour le salut de notre nation, de faire confiance à nos institutions et à celui qui les incarne, le Président réélu Paul Biya.
Nous exhortons chaque citoyen à reprendre sans délai ses activités quotidiennes, à ramener les enfants sur le chemin de l’école, à taire toutes les querelles intestines et à refuser de céder à la manipulation. Le Cameroun est riche de sa diversité et ne peut se bâtir que dans la paix et la stabilité. Le véritable patriotisme, c’est de travailler, c’est de produire, c’est d’investir. C’est en œuvrant tous ensemble que nous pourrons construire le Cameroun prospère, uni et fort que nous appelons de nos vœux.
La politique passe, la Nation demeure. Aux actes !
