À quelques jours seulement du coup d’envoi de la rentrée scolaire, fixé au 7 septembre prochain, le pouvoir central passe à la vitesse supérieure pour garantir la sérénité dans les salles de classe. Réunis ce mercredi 26 août à Yaoundé dans les locaux du ministère de la Défense, les patrons de la sécurité nationale ont tenu un conseil de haut niveau afin d’arrêter un plan d’action d’envergure.
Sous la présidence du Ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, la rencontre a réuni la haute hiérarchie sécuritaire et territoriale du pays : le MINAT (Administration territoriale), le DGSN (Sûreté nationale), le SED (Gendarmerie nationale) ainsi que le Chef d’État-Major des Armées (CEMA).
Au cœur des échanges : l’évaluation minutieuse de la situation sécuritaire sur l’ensemble du triangle national. Des zones urbaines aux frontières les plus reculées, chaque secteur a fait l’objet d’un examen approfondi afin de neutraliser tout risque d’interruption du calendrier scolaire.
Les grandes orientations retenues lors de cette réunion stratégique s’articulent autour de trois axes fondamentaux :
* Un maillage territorial renforcé : Déploiement accru et préventif des forces de défense et de sécurité autour des établissements scolaires et des grands axes routiers.
* Un message fort aux familles : Une assurance ferme adressée aux parents, aux élèves et au corps enseignant quant au bon déroulement des cours dans un climat apaisé.
* L’arbitrage de la présidence : L’ensemble des conclusions et des plans opérationnels validés lors de cette séance sera immédiatement transmis au Chef Suprême des Armées, S.E. Paul Biya, pour validation finale.
À moins de deux semaines de la réouverture des classes, le signal envoyé par le Haut Commandement se veut clair et catégorique : l’État ne concédera aucun terrain à l’insécurité. Pour des millions de jeunes Camerounais, le chemin de l’école s’ouvrira sous le signe de la vigilance et de la protection républicaine.
Abdoulaye Idriss



