Dans la nuit du 21 au 22 août, les forces de l’ordre camerounaises ont porté un coup significatif au trafic illicite de marchandises. Une opération conjointe, menée par la douane de l’Adamaoua et la gendarmerie nationale, a permis de démanteler un réseau de contrebande opérant à Ngaoundéré. Cette action met en lumière la détermination des autorités à endiguer un commerce illégal qui fragilise l’économie nationale et représente un risque pour la santé publique.
Les « cascadeurs », ces trafiquants qui opèrent de nuit sur des routes sinueuses pour échapper à la vigilance des autorités, ont vu leur activité mise à mal dans la nuit du 21 au 22 août 2025. Une opération d’envergure, savamment orchestrée par le Groupement Actif des Douanes de l’Adamaoua et la Gendarmerie nationale, a abouti à la saisie d’une importante cargaison de marchandises de contrebande à Ngaoundéré.
Placée sous la conduite avisée du Commandant Jude Mofor, l’équipe mixte a mené une action ciblée qui a déjoué les tactiques habituelles des contrebandiers. En effet, ces derniers privilégient les motocyclettes pour leur agilité et leur capacité à se faufiler sur des chemins moins surveillés.
Cependant, la collaboration efficace entre les deux corps d’armée a permis de neutraliser ce mode opératoire. Le butin, dont la valeur est encore en cours d’évaluation, témoigne de la diversité et de l’ampleur du trafic illicite.
Les douaniers ont mis la main sur neuf motocyclettes, dont deux en pièces détachées. Mais c’est la nature des produits transportés qui inquiète le plus les autorités. Parmi la marchandise saisie figurent des cartons entiers de téléphones portables et de leurs accessoires, ce qui représente un manque à gagner fiscal considérable pour l’État.
Plus préoccupante encore est la découverte de cartons de produits pharmaceutiques. L’importation illégale de médicaments constitue un grave danger pour la santé publique, car ces produits échappent à tout contrôle de qualité et de sécurité. Ils peuvent être contrefaits, périmés ou mal conservés, mettant en péril la vie des consommateurs.
La présence de sacs d’emballages plastiques non biodégradables parmi les saisies confirme également l’impact environnemental de ces activités illégales.
Cette opération réussie est un signal fort envoyé aux réseaux de contrebande. Elle illustre la volonté inébranlable des autorités camerounaises de renforcer la surveillance aux frontières et à l’intérieur du territoire national pour lutter contre le commerce illicite.
Le Commandant Mofor et ses équipes, en collaboration avec la Gendarmerie, entendent maintenir la pression sur ces trafics qui sapent l’économie, la sécurité et la santé des populations. L’enquête se poursuit afin d’identifier et de traduire en justice les commanditaires de ce réseau.
Moustapha HALILOU, crédit image: Klein Reporter
