Sous l’impulsion de la Communauté urbaine et de son maire Goura Beladji, la ville de Garoua accélère sa mue. Entre modernisation de la voirie, révolution des transports en commun et valorisation des infrastructures marchandes issues des fonds C2D, la capitale de la région du Nord déploie une feuille de route ambitieuse pour améliorer le quotidien de ses habitants et stimuler l’économie locale. Visite guidée d’une cité en pleine transformation.
Garoua ne s’endort pas sur ses lauriers. Après la transformation routière d’envergure liée aux chantiers de la Coupe d’Afrique des Nations, qui a vu la réhabilitation de près de 30 kilomètres de routes, la municipalité passe à la vitesse supérieure. L’heure est désormais à la pérennisation et à l’extension du réseau urbain.
Les équipes techniques sont aujourd’hui à pied d’œuvre sur plusieurs axes stratégiques, notamment aux abords de la Place de l’Indépendance. Pour anticiper les crues destructrices de la saison des pluies, l’extension des grands réseaux de drains urbains se poursuit activement sur les points noirs de la ville, consolidant ainsi les 5 kilomètres de canaux déjà livrés. En périphérie, l’avancement décisif de l’axe lourd Ngaoundéré-Garoua, cofinancé par la Banque africaine de développement (BAD), vient directement prêter main-forte à la commune en désengorgeant les principales portes d’entrée de la cité.
C’est le dossier technique le plus attendu par les usagers : l’introduction imminente d’un système intégré de transport de masse par bus. Pour matérialiser ce projet qui promet de fluidifier la circulation, la Communauté urbaine de Garoua (CUG) dote actuellement la ville d’infrastructures d’appui indispensables.
Une zone de stationnement moderne, équipée d’une aire de lavage et d’une soute à carburant dotée d’une cuve de 20\text{ m}^3, est en cours d’aménagement. En parallèle, le paysage urbain se transforme visuellement avec l’implantation d’une centaine de panneaux de signalisation verticale et de nouveaux abribus standardisés le long des artères majeures.
L’impact du programme « Capitales Régionales » (financé via le C2D) se fait concrètement ressentir dans les paniers des ménages. La restructuration des marchés Yelwa et BEAC, ainsi que la création de marchés spécialisés pour les poissons et le bétail, offrent désormais aux commerçants des infrastructures salubres : hangars ouverts, boutiques modernes, allées pavées et bornes fontaines de proximité.
Sur le plan des loisirs, la maintenance du Parc Boisé de Garoua – un poumon vert de 185\ 000\text{ m}^2 intégrant pistes cyclables et terrains multisports – illustre la volonté d’offrir un cadre de vie de qualité.
Enfin, Garoua prépare son avenir académique. La municipalité accompagne de près l’installation des infrastructures définitives de l’Université de Garoua. Les chantiers en cours pour les nouvelles facultés s’accompagnent de lourds travaux d’adduction d’eau, d’électrification et d’ouverture de voies de desserte, connectant harmonieusement la jeunesse étudiante au reste du tissu urbain.
Arsène Nna




