Après les actes de vandalisme perpétrés contre une paroisse locale, Mounouna Foutsou a mené une mission d’apaisement et présidé une grande session de réarmement moral.
L’arrondissement de Vélé, situé dans le département du Mayo-Danay, a constitué le point d’ancrage d’une mission de haute importance pour le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique (MINJEC). Ce jeudi 11 juin 2026, Mounouna Foutsou s’y est rendu personnellement afin d’apporter le réconfort du gouvernement aux leaders religieux locaux, victimes d’actes de vandalisme perpétrés par des jeunes. Entre fermeté républicaine, messages de compassion et réarmement civique, cette étape a posé les jalons d’un retour définitif à la cohabitation pacifique.
Tout a commencé par un déplacement chargé d’émotion. Après un détour par la localité de Bégué dans l’arrondissement de Kaï-Kaï, le ministre et sa suite ont convergé vers la paroisse Notre Dame du Logone, à Vélé. C’est sur ce site religieux que des jeunes initiés ont perpétré de graves actes de vandalisme au lendemain de la célébration de la fête nationale, après le 20 mai 2026.
Accompagné du Préfet du Mayo-Danay, Bakari Garba, et du Sous-Préfet de l’arrondissement, Mounouna Foutsou a été guidé à travers les installations saccagées par le père Pierre Colin, responsable des lieux, en présence du vicaire général de l’évêché. Touché par l’ampleur des dégâts matériels, le MINJEC a fermement condamné ces dérives comportementales qu’il a qualifiées d’actes inciviques intolérables contre des religieux. Tout en apportant un soutien moral et matériel appuyé au clergé, le chef du département ministériel a instauré un dialogue direct avec les autorités locales pour s’assurer que de tels débordements ne se reproduisent plus jamais dans la région.
Aussitôt le constat achevé, la délégation s’est déportée vers l’esplanade dédiée à l’« Après-midi de REAMORCE ». Cette grande plateforme d’éducation populaire a donné l’opportunité au maire de Vélé, André Djafsia, d’exprimer son immense soulagement face à cette visite salvatrice, qu’il espère être le remède pour apaiser définitivement les tensions interconfessionnelles. Le magistrat municipal a également profité de l’occasion pour plaider en faveur d’un meilleur équipement du Centre multifonctionnel de promotion des jeunes (CMPJ) local, garant d’une insertion socioprofessionnelle réussie.
La phase technique du Réarmement Moral, Civique et Entrepreneurial (PRONEC-REAMORCE) a été magistralement orchestrée par l’expert Nathanaël Daissinkaye, chef du Centre National d’Éducation Populaire et Civique. Face à une foule captivée, il a martelé l’urgence d’une cohabitation harmonieuse et d’un vivre-ensemble sans faille, rappelant que la diversité des croyances est une richesse et non une source de division.
La force de cette rencontre a résidé dans l’implication des leaders locaux. Tour à tour, les chefs religieux et les gardiens de la tradition — représentés notamment par les chefs des 18 villages de l’arrondissement — ont pris la parole pour saluer l’oreille attentive du ministre lors de chaque crise. Ils ont unanimement rappelé que le Cameroun est un État laïc où le respect mutuel des croyances doit être érigé en règle d’or. De son côté, le porte-parole des jeunes apprenants, Paul Rayna, a exprimé sa gratitude envers le Chef de l’État, Paul Biya, pour les programmes de soutien et a pris l’engagement, au nom de ses pairs, de transformer la jeunesse locale en ambassadrice de la paix.
Le volet sécuritaire et judiciaire a été rappelé avec force par le Préfet Bakari Garba. Ce dernier a exhorté la jeunesse à être une force de proposition de développement plutôt qu’un instrument de désordre public, tout en prévenant que les instigateurs des troubles subiraient toute la rigueur de la loi.
En clôturant cette intense journée, le ministre Mounouna Foutsou a invité les chefs traditionnels à multiplier les « carrefours locaux du vivre-ensemble » pour consolider les liens communautaires. Exigeant le respect strict des engagements pris par les maîtres initiateurs, les médiateurs et la société civile, le MINJEC a quitté Vélé sous une note d’espoir, mettant désormais le cap vers les arrondissements de Gobo et de Guéré pour la suite de son périple républicain.
Arsène Nna





