A l’occasion d’une conférence de presse donnée le 28 janvier 2026 à Yaoundé, le ministre du Travail et de la Sécurité Sociale (Mintss), a salué la réussite exemplaire du scrutin du 13 janvier dernier dans les entreprises camerounaises. Qualifié de « régulier, transparent et apaisé », ce processus électoral, sans incident majeur, aussi bien dans le public que dans le privé, a été bouclé en un temps record, grâce à une plateforme numérique renforcée, passant de quatre mois auparavant à une efficacité inédite. Reste à présent, la prise de fonction effective, le 1er Février prochain, des délégués nouvellement élus.
Le bilan dressé par le ministre Grégoire Owona est bien clair. Celui-ci met en lumière une mobilisation exemplaire des travailleurs camerounais, appelés aux urnes le 13 janvier 2026 dans le but d’elire ou de renouveler leur confiance à leurs représentants respectifs. Lors de cette rencontre très attendue, avec la presse nationale et internationale, le ministre du travail et de la sécurité sociale a insisté sur le caractère « satisfaisant » du processus électoral dans son ensemble, saluant de ce fait un déroulement « sans incident majeur » qui reflète l’engagement des pouvoirs publics en faveur de la paix sociale.
Il s’agit, sans l’ombre d’un doute, d’un scrutin modèle au service du dialogue social. Au cœur de cette réussite, figure, en bonne place, une organisation « rigoureuse et conforme aux textes en vigueur », a clairement souligné Grégoire Owona. En ce qui concerne l’atout maître de cette nouvelle édition des élections des délégués du personnel, on note le recours « renforcé » à une plateforme informatique, rodée en 2021 et 2023.
De la liste électorale à la proclamation des résultats, tout a été numérisé, slashant les délais et dopant la crédibilité. C’est « une prouesse qui pave la voie pour des scrutins futurs plus transparents et efficaces», a indiqué le ministre. Le bilan positif et élogieux dressé par le ministre du travail et de la sécurité sociale n’efface pas pour autant les aspects négatifs de ce scrutin.
Grégoire Owona a ainsi saisi la balle au bond pour fermement recadrer les établissements assujettis qui traînent les pieds, citant nommément « certaines entreprises de presse ». Aussi les a t-elles appelées, sans ambiguïté, à « se conformer sans délai à cette obligation légale ». Cet appel est justifié par le fait que la défaillance observée, expose à des tensions internes, à un climat dégradé et à une privation de droits pour les salariés, quel que soit le secteur.
Le gouvernement réaffirme ainsi son exigence d’universalité dans l’application des lois sociales. La conférence de presse du Mintss a également été marquée par une grande exhortation à l’endroit des délégués du personnel fraîchement élus (les résultats ont été rendus publics le 27 janvier 2026).
Selon le ministre, ces derniers doivent faire montre de: responsabilité, ouverture d’esprit et quête de consensus pour affronter les enjeux relationnels. Ils deviennent ainsi des acteurs stratégiques de la modernisation du dialogue social camerounais. Pour rappel, les délégués du personnel, institués par le Code du travail pour les entreprises de 20 salariés et plus, incarnent une « instance essentielle du dialogue social ».
Ils agissent comme des intermédiaires précieux entre directions et employés, veillant au respect des droits, relayant les doléances et favorisant un climat harmonieux propice à la productivité.
Ils ne sont donc pas des « co-gestionnaires des entreprises», a nuancé Grégoire Owona.
Fabien Mbarga

