La course à la présidence en Guinée prend forme. La Cour Suprême a rendu publique sa première sélection : neuf candidatures ont été retenues sur les 51 dossiers initialement déposés. Parmi les heureux élus figurent le Général Mamadi Doumbouya, figure centrale de la transition actuelle, et une candidate féminine, marquant un point notable pour la représentation. Cependant, le chemin est encore long pour ces neuf postulants, car 42 autres candidatures ont été rejetées, et les recalés disposent d’un délai de 72 heures pour contester cette décision devant la plus haute juridiction du pays.
Le processus électoral guinéen a franchi une étape cruciale avec la décision de la Cour Suprême concernant les candidatures à la prochaine élection présidentielle. Dans un exercice de filtrage sévère, la Cour, qui était saisie de 51 dossiers de candidature, a statué en faveur d’une liste très restreinte. Au total, neuf personnalités ont vu leur dossier jugé recevable. Ce chiffre, bien que faible par rapport au nombre initial de prétendants, dessine déjà le paysage politique qui s’affrontera prochainement pour la plus haute fonction de l’État.
L’information majeure de cette liste est sans conteste la validation de la candidature du Général Mamadi Doumbouya, président de la transition, confirmant ainsi sa participation officielle au scrutin.
Ce verdict est synonyme de désillusion pour une grande majorité des acteurs politiques qui espéraient briguer la magistrature suprême. Quarante-deux dossiers ont été purement et simplement rejetés par la Cour. Cette forte proportion de dossiers écartés témoigne de la rigueur ou des critères stricts appliqués par la Cour Suprême lors de l’examen des pièces et des conditions requises pour se présenter.
L’un des aspects positifs soulevés par cette annonce est la présence d’une femme parmi les neuf candidats retenus. Dans un environnement politique souvent dominé par les figures masculines, cette validation est perçue comme une avancée pour la parité et la représentativité au sommet de l’État. Les Recalés ont le Dernier Mot (pour l’instant). Si la décision de la Cour Suprême semble définitive, elle n’est pas encore l’ultime mot. La loi prévoit un mécanisme de recours. Les 42 candidatures rejetées disposent en effet d’une fenêtre de tir : elles ont 72 heures pour interjeter appel de cette décision.
Ce délai de recours est désormais critique. Les équipes juridiques des candidats recalés vont s’activer intensément pour monter des dossiers solides visant à prouver que leur rejet initial était infondé. Ce n’est qu’à l’issue de cet examen des recours que la Cour Suprême publiera la liste définitive des candidats qui se présenteront devant les urnes.
D’ici là, l’atmosphère politique en Guinée reste sous tension, dans l’attente de ce second et dernier prononcé.
Alassane Djibrine

