Le département du Logone-et-Chari, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, vient de franchir une étape significative vers la normalisation. Après une période de turbulence ayant affecté le calendrier scolaire, les activités d’enseignement ont repris pleinement hier lundi 10 novembre. Ce retour à la normale est plus qu’une simple reprise des cours : il est un acte de résilience dans une zone constamment soumise aux risques sécuritaires et socio-économiques. Sous l’injonction ferme du préfet, Fombélé Mathias Tayem, l’administration a rétabli l’ordre, permettant aux écoles de redevenir des bastions de stabilité, indispensables à la protection et à l’avenir des enfants de cette région.
La crise qui a momentanément paralysé les établissements primaires, maternels et secondaires du Logone-et-Chari a été rapidement éteinte grâce à une intervention résolue des autorités. Le délégué départemental de l’Éducation de Base, Hamed Khaled, a confirmé le succès spectaculaire de cette reprise. Les chiffres sont éloquents : « Les élèves sont présents à 90% et, point essentiel, les enseignants sont tous présents. Les leçons sont dispensées conformément à la répartition pédagogique mensuelle des curricula. La situation est revenue à la normale. »
Cette adhésion rapide des parents et du corps enseignant témoigne de leur reconnaissance de l’importance de la scolarité dans une zone où le décrochage scolaire peut avoir des conséquences graves.
Ce rétablissement de l’ordre est directement lié à l’intervention musclée du préfet du département, Fombélé Mathias Tayem. Face à la menace de paralysie de l’éducation, il avait instruit la reprise immédiate des cours dans tous les établissements primaires et secondaires. Cet engagement ferme de l’autorité administrative était nécessaire pour garantir le droit fondamental à l’éducation face aux perturbations.
Il est important de noter que, le succès de cette reprise ne fait pas que sauver un trimestre ; il contribue à la stratégie de stabilisation de toute la région de l’Extrême-Nord. Dans les zones confrontées aux menaces sécuritaires et à l’instabilité (comme les incursions de groupes armés), l’école est un facteur de normalisation essentiel. Elle permet de lutter contre l’Embrigadement car, le maintien des enfants en classe les éloigne des influences criminelles et extrémistes, leur offrant un cadre structuré et une perspective d’avenir. L’éducation est ainsi une forme de prévention contre la radicalisation.
De Restaurer la Confiance dans ce sens que la présence visible de l’État dans les écoles par les enseignants et l’administration rassure les communautés sur la capacité des pouvoirs publics à maintenir l’ordre et à protéger les citoyens ; d’apporter le soutien Psychosocial : Pour les enfants et les jeunes ayant subi des traumatismes liés aux crises, l’école fournit une routine thérapeutique essentielle et un espace sûr pour la socialisation ; et de faciliter l’investissement dans le developpement humain qui permet d’assurer la continuité pédagogique qui est un impératif de développement à long terme.
Le Cameroun a besoin de former des cadres locaux capables de gérer les défis complexes de la région (aléas climatiques, gestion des ressources). Chaque jour d’enseignement perdu représente un retard dans la constitution du capital humain et accentue les inégalités. En garantissant que les enfants, y compris ceux issus des familles les plus vulnérables, restent dans le système éducatif, l’État investit directement dans la résilience socio-économique du Logone-et-Chari.
En définitive, la reprise des cours n’est pas une simple formalité administrative, mais un acte politique et social fort. Elle affirme la priorité de l’éducation et la détermination de l’administration à utiliser l’école comme l’un des outils les plus efficaces pour lutter contre les facteurs d’instabilité et préparer un avenir plus serein pour la jeunesse de l’Extrême-Nord.
Arsène Nna
