- Accusé à tort de complicité dans une affaire d’enseignants fictifs au Mayo-Danay, le Proviseur Gomsolbe Emmanuel sort blanchi d’une contre-enquête minutieuse. Les documents authentiques révèlent une réalité bien différente de la rumeur virale : celle d’un gestionnaire rigoureux engagé dans l’assainissement du fichier solde de l’État.
Par Arsène Nna
Dans le tourbillon des réseaux sociaux, la vérité est souvent la première victime. Depuis quelques jours, le nom de Gomsolbe Emmanuel, Proviseur du Lycée de Domo, était jeté en pâture, associé à une prétendue « supercherie » lors de l’opération de recensement des personnels du Ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC). Après une vérification rigoureuse des faits et des documents administratifs, la rédaction de Gazelle d’Afrique est en mesure de rétablir l’honneur de ce serviteur de l’État.
L’accusation reposait sur un postulat erroné : la responsabilité du Proviseur dans le recensement de 2021. Or, les états de service de M. Gomsolbe Emmanuel sont formels. À cette période, il n’exerçait aucune fonction au Lycée de Domo. Ce PLEG de Biologie/SVT, reconnu pour sa probité, officiait alors au Lycée de Zimado (de 2022 à 2025), où ses prouesses managériales et sa discipline de fer lui ont valu l’estime de sa hiérarchie. Son arrivée à la tête du Lycée de Domo ne date que de 2025. Lui imputer des irrégularités antérieures à sa prise de fonction relève donc d’un anachronisme grossier.
La pièce maîtresse qui devait l’accabler s’avère être son plus grand certificat de moralité. Une fiche d’identification circulant sur la toile montre, certes, le tampon « CONTRÔLÉ » — une marque automatique du système informatique RH du MINESEC — mais l’élément crucial se trouve en bas de page : la position administrative indique clairement « Abandon de poste ».
Loin de couvrir les nommés Ze Angwa Paul, Leba Bella et Mengjo Blandin, les services dirigés par M. Gomsolbe ont scrupuleusement renseigné le statut réel de ces agents. En inscrivant noir sur blanc cet abandon de poste, le Proviseur a justement permis à l’État de démasquer ces « enseignants fantômes ». C’est donc une opération de transparence qui a été transformée, par malveillance ou ignorance, en acte de corruption.
Le parcours de Gomsolbe Emmanuel plaide pour lui. Partout où il est passé, ce travailleur acharné a mis son esprit laborieux au service de la République. Sa réputation d’homme de moralité non douteuse semble d’ailleurs déranger ceux qui préféraient l’opacité d’autrefois. Dans une région comme l’Extrême-Nord, où les défis éducatifs sont immenses, s’attaquer à un responsable qui fait respecter la règle du jeu est un acte grave qui sabote l’avenir des enfants.
Le « complot contre le droit à l’éducation » dénoncé initialement existe bel et bien, mais il est le fait d’enseignants déserteurs, et non du chef d’établissement qui les signale. Gazelle d’Afrique, fidèle à sa déontologie, tenait à apporter ce démenti formel. M. Gomsolbe Emmanuel n’est pas le complice de la triche, mais bien le garant de la rigueur administrative au Lycée de Domo.
