​Zina : Alamine Ousmane Mey Irrigue L’espoir des Populations

Gazelle D'Afrique
Gazelle D'Afrique

Entre les eaux du Logone et les terres fertiles du Grand Nord, la localité de Zina a vécu une journée historique ce jeudi 7 mai 2026. Accueilli en digne fils du terroir, le Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey, y a fait escale pour une évaluation stratégique des périmètres rizicoles. Dans cette zone où l’agriculture est à la fois une raison de vivre et un défi permanent face aux éléments, la visite interministérielle a agi comme un puissant catalyseur d’espoir. Entre promesses techniques et doléances sociales, analyse d’une étape charnière pour la sécurité alimentaire du Logone-et-Chari.

L’escale de Zina n’était pas qu’une simple formalité protocolaire. Elle a permis de confronter les ambitions gouvernementales à la rigueur du terrain. Le face-à-face entre le MINEPAT et les responsables de l’entreprise **SOTCOCOG SA**, notamment le Directeur de projet Monsieur Drapeau, a révélé un état d’esprit résolument tourné vers l’efficacité.

L’enjeu ici est technique : transformer des milliers d’hectares en surfaces productives prêtes à nourrir le pays. En validant le professionnalisme des travaux et le respect des délais, Alamine Ousmane Mey sécurise le volet infrastructurel du projet. Mais au-delà du béton et des canaux, c’est la viabilité économique de Zina qui se joue. Une infrastructure livrée à temps, c’est une saison de récolte gagnée pour des milliers de familles.

Si les ingénieurs parlent de nivellement et de drainage, le Maire de la commune de Zina a apporté la voix de l’humain. Son intervention a mis en lumière la réalité crue du quotidien : un sol capricieux et la menace constante des inondations qui, chaque année, engloutissent le fruit du labeur paysan.

Les doléances formulées — réalisation d’une digue de retenue, accès aux intrants et encadrement technique — constituent le véritable carnet de route pour le gouvernement. L’enjeu est de passer d’une agriculture subie à une agriculture maîtrisée. La demande d’une digue est particulièrement stratégique : elle n’est pas seulement un rempart contre les eaux, elle est un outil de désenclavement qui permettra aux produits de Zina d’atteindre les marchés de Kousseri et d’ailleurs, brisant ainsi l’isolement de la localité.

Fidèle à sa réputation de « chouchou » du terroir, Alamine Ousmane Mey ne s’est pas contenté de prendre des notes. En inscrivant ces doléances dans la vision du « Septennat des Grandes Ambitions », il a réaffirmé que Zina n’est pas une périphérie oubliée, mais un centre d’intérêt majeur pour l’épanouissement des jeunes et des femmes.

Le Ministre a su toucher la corde sensible : la sécurité alimentaire. Dans cette partie du pays, produire du riz est un acte de patriotisme économique. La réponse du MINEPAT a transformé l’inquiétude des habitants en une liesse populaire. Les danses traditionnelles et les cris de joie qui ont clôturé la mission ne sont pas seulement festifs ; ils sont le sceau d’un contrat de confiance renouvelé entre un peuple et l’un de ses plus illustres représentants.

Les retombées de cette visite sont immédiates sur le plan moral et structurantes sur le plan matériel. Zina sait désormais que son aménagement rizicole est sous haute surveillance gouvernementale. La promesse de l’encadrement technique de proximité est sans doute la retombée la plus précieuse : sans savoir-faire moderne, les machines ne sont rien.

En quittant Zina pour Kousseri, Alamine Ousmane Mey laisse derrière lui une population ralliée à la cause du progrès. Le « Riz de Zina » s’apprête à devenir, plus qu’un produit, le symbole d’une région qui refuse la fatalité climatique pour embrasser la grandeur économique.

Arsène Nna 

 

Partagez cet article
Laissez un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *