Après plusieurs années passées à consolider les ponts entre Yaoundé et Séoul, le Directeur Pays de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) quitte le Cameroun. Reçu en audience d’adieu par le Ministre Alamine Ousmane Mey ce 23 janvier 2026, Sangchul Kim laisse derrière lui un bilan chiffré impressionnant et une amitié bilatérale plus robuste que jamais.
L’émotion et la reconnaissance étaient au rendez-vous dans les bureaux du Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT). Le Ministre Alamine Ousmane Mey a tenu à saluer personnellement le départ de Sangchul Kim, soulignant le professionnalisme d’un homme qui a su aligner les interventions coréennes sur les besoins réels des populations camerounaises. Cette rencontre n’était pas qu’une simple formalité diplomatique, mais l’occasion de célébrer une vision commune : celle d’un Cameroun émergent à l’horizon 2035.
L’action de la KOICA sous l’impulsion de M. Kim a touché des secteurs névralgiques. De la digitalisation des administrations à l’amélioration de la santé publique, en passant par l’accès crucial à l’eau potable, l’empreinte sud-coréenne est partout. Le partenariat s’est particulièrement illustré par son soutien au renforcement du capital humain, garantissant que le transfert de compétences accompagne chaque projet d’infrastructure.
La coopération entre les deux nations ne se limite pas à des intentions ; elle se mesure en réalisations concrètes. Depuis 1961, les relations se sont densifiées pour atteindre aujourd’hui un volume global d’investissements estimé à près de 93 milliards de FCFA. Fait notable : environ 45 % de cette enveloppe est constituée de dons, témoignant de la solidarité entre les deux peuples.
Plus spécifiquement, la KOICA a mobilisé environ 64,85 millions de dollars (soit près de 37,97 milliards de FCFA) exclusivement sous forme de dons. Ces fonds ont permis de propulser des chantiers majeurs dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et surtout des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), domaine où l’expertise coréenne fait figure de référence mondiale.
Alors que Sangchul Kim s’apprête à relever de nouveaux défis, l’héritage de son passage reste gravé dans la pierre et les logiciels des administrations camerounaises. Entre Yaoundé et Séoul, le courant passe mieux que jamais. Ce départ marque moins une fin qu’une transition vers une nouvelle étape de cette amitié sexagénaire, avec l’ambition renouvelée de transformer durablement les conditions de vie des Camerounais.
Arsène Nna
