Le Cameroun vient de franchir un pas décisif en matière de développement durable et de santé publique. L’Assemblée Nationale a adopté, ce lundi 17 novembre 2025, le Projet de Loi N° 2090/PJL/AN régissant la production biologique sur le territoire national. Cette adoption, présidée par le Très Honorable CAVAYE YEGUIÉ Djibril au Palais de Verre Paul Biya, marque l’engagement du pays à structurer un secteur agricole de plus en plus important.
Après la lecture intégrale du texte par le Rapporteur Général de la Commission de la Production et des Échanges, l’Honorable Kwei Andrew Mingo, une discussion générale animée s’est ouverte. L’importance de cette nouvelle législation a suscité de vives interventions de la part des Députés. Des parlementaires tels que l’Honorable AWUTAH Philippe, KOUPIT ADAMOU, NGO ISSI, et ADAMU LAMBE Edward ont exprimé leurs préoccupations, axées principalement sur les mécanismes de soutien financier (subventions), l’encadrement technique des producteurs, les modalités pratiques de mise en œuvre et l’impact socio-économique du texte pour les populations.
Les Députés, parmi lesquels figuraient également FONGUE Julius, DOUVAOUISSA Aïssa, et NGOKO Mambe, ont ainsi mis en lumière la nécessité d’une transition encadrée et d’un accompagnement solide pour les agriculteurs désireux d’embrasser le modèle biologique.
Face aux interrogations de la Représentation Nationale, le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, M. Gabriel Mbairobe, a pris la parole pour éclaircir la portée du projet de loi. Il a tenu à rassurer les parlementaires, soulignant que la nouvelle loi a une triple vocation : encadrer rigoureusement la production biologique, garantir une alimentation saine aux citoyens, et prévoir des sanctions dissuasives contre les contrevenants qui tenteraient de tromper les consommateurs.
Concernant le nerf de la guerre, les subventions, le Ministre a détaillé les mécanismes de financement mobilisés, notamment ceux adossés aux institutions bancaires, destinés à soutenir concrètement la production agricole nationale et à faciliter la transition vers les pratiques biologiques. Ces précisions ont permis de dissiper les doutes sur la viabilité économique de cette mutation.
Au terme des échanges constructifs, le Très Honorable CAVAYE YEGUIÉ Djibril a officiellement prononcé la clôture de la discussion et procédé à l’adoption solennelle du projet de loi. Cette loi est perçue comme un jalon essentiel pour la qualité de l’agriculture camerounaise.
En structurant le secteur biologique, le Cameroun ne fait pas qu’améliorer la santé de ses citoyens ; il se positionne également sur le marché international en offrant des produits certifiés et de haute valeur ajoutée.
L’adoption de ce texte est un signal fort : l’avenir de l’agriculture camerounaise s’écrira avec le sceau de la durabilité et de l’authenticité.
Arsène Nna















