Le mardi 15 septembre 2026, les éléments de la Zone II de l’Opération HALCOMI IV (Halte au Commerce Illicite) ont mené une opération d’envergure au poste de contrôle de Djaglassi, dans la Région de l’Est du Cameroun. En interceptant 106,4 kilogrammes de produits pharmaceutiques de contrebande cachés à bord d’un simple véhicule de tourisme, les services douaniers confirment leur détermination à endiguer l’expansion des filières criminelles qui alimentent le marché noir.
Issu d’une fouille manuelle méticuleuse, ce coup de filet met en lumière les routes et les méthodes empruntées par les réseaux de trafiquants. Le véhicule incriminé provenait de Douala — principal pôle d’importation et plaque tournante de la contrebande — et avait pour destination finale Batouri.
Ce trajet illustre l’acheminement insidieux de ces cargaisons toxiques vers les zones reculées, où la demande est forte et les contrôles parfois plus difficiles. Souvent transportés dans des conditions déplorables (sans respect de la chaîne du froid, exposition à la chaleur et aux intempéries), ces médicaments de contrebande perdent toute efficacité thérapeutique et se transforment en véritables poisons pour les consommateurs.
Cette saisie remarquable ne relève en rien du hasard. Elle s’inscrit dans la droite ligne de l’Opération CRIPHARM, une initiative stratégique et d’envergure nationale mise en place pour assainir durablement le marché pharmaceutique camerounais.
* Traçabilité et assainissement : L’objectif est de démanteler les circuits illégaux d’approvisionnement qui échappent totalement au contrôle du Ministère de la Santé Publique.
* Sécurité sanitaire nationale : Le trafic illicite de médicaments représente une menace transnationale majeure, fragilisant l’économie formelle tout en constituant un péril mortel pour la santé publique.
* Professionnalisme des douanes : L’efficacité démontrée par la Zone II de HALCOMI IV témoigne d’une montée en puissance des compétences opérationnelles et du renseignement douanier sur le terrain.
Au-delà de la valeur marchande de la marchandise saisie, c’est un signal fort qui est envoyé aux contrebandiers : les frontières intérieures et les axes stratégiques de l’Est sont sous haute surveillance.
En protégeant les populations contre ces fléaux sanitaires, la Douane camerounaise s’impose plus que jamais comme un rempart incontournable pour la souveraineté économique et la sécurité sanitaire du pays.
Mvondo Jonathan


