​Rentrée Scolaire 2026: Vidéo-verbalisation, L’arme choc de Ngallè Bibéhè

Gazelle D'Afrique

Alors que les millions d’élèves camerounais ont repris le chemin des classes ce lundi 7 septembre 2026, la sécurité sur les axes routiers s’impose comme une priorité absolue du gouvernement. Sur le terrain, entre contrôles stricts des véhicules de ramassage, surveillance radar et fermeté administrative, le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, déploie un dispositif au long cours. Reportage au cœur d’une stratégie où l’intransigeance devient la seule règle pour protéger des vies.

1. L’Axe lourd sous haute surveillance

Il est à peine 6 heures du matin sur le corridor Yaoundé-Douala. Au niveau du poste de contrôle, les girophares des unités mobiles du Ministère des Transports et des Forces de maintien de l’ordre balayent le bitume encore humide. La consigne donnée par le chef du département des Transports est stricte : zéro véhicule non conforme en circulation.

Un bus de ramassage scolaire est sommé de se garer sur le côté. Vérification de la carte grise, état des pneumatiques, validité de la visite technique et inspection de la boîte de secours. L’inspecteur vérifie scrupuleusement la capacité d’accueil : « Pas un seul élève debout. La surchambre est formellement proscrite. »

2. Une politique de tolérance zéro

L’approche impulsée par Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè s’appuie sur la fin de l’impunité pour les transporteurs récidivistes. Le ministère privilégie désormais des mesures administratives fermes et immédiates :

* Suspensions conservatoires : Tout chauffeur pris en excès de vitesse, sous l’emprise d’alcool ou en situation de surcharge voit son permis de conduire immédiatement retiré.

* Retrait d’agrément : Les compagnies de transport interurbain ou les établissements scolaires dont le parc automobile est vétuste risquent la suspension de leurs activités.

* Vidéo-verbalisation active : Les radars fixes et mobiles installés sur les axes à risque enregistrent en temps réel les infractions, permettant des sanctions systématiques et automatisées.

3. Des contrôles renforcés à l’entrée des établissements

En zone urbaine, la priorité est accordée à la protection des plus jeunes piétons. Des équipes mobiles veillent au respect de la limitation stricte à 30\text{ km/h} à proximité des campus scolaires.

Les taxis et mototaxis acheminant des élèves font l’objet d’un filtrage serré pour éradiquer le phénomène de « surchambre » très courant en période de rentrée. Pour le ministère, la sécurité routière ne commence pas seulement sur les autoroutes, mais dès la porte du domicile et jusqu’au portail de l’école.

Sur le terrain, la rigueur affichée par la tutelle vise à instaurer un changement durable des comportements. Si les opérations de sensibilisation se poursuivent à destination des usagers, la fermeté reste le maître-mot de cette rentrée. Pour Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, la sécurité des élèves sur le chemin de l’école n’est pas négociable : elle constitue un devoir d’État et un impératif de santé publique.

Arsène Nna 

 

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