Tout savoir sur le Budget 2026 : Le MINFI s’explique à Ngaoundéré

Gazelle D'Afrique
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C’est désormais officiel. La cité de l’Adamaoua devient, ce mardi 13 janvier 2026, la capitale financière du Cameroun. Louis Paul Motaze, Ministre des Finances, y lance solennellement l’exécution du budget de l’État. Un exercice qui, au-delà des chiffres, porte une ambition de transformation sociale et industrielle.

Pourquoi Ngaoundéré ? Le choix de la ville « Château » n’est pas un simple exercice de déconcentration administrative. En se rendant dans la région de l’Adamaoua, le MINFI souhaite envoyer un signal de proximité et de sincérité. L’idée est d’expliquer, au plus près des réalités territoriales, comment les 8 816,4 milliards de FCFA de la Loi de Finances vont se traduire dans le quotidien des Camerounais.

Face aux acteurs économiques et aux autorités locales, le ministre va détailler les priorités qui guideront l’année 2026 : Le virage industriel (Minim-Martap) : L’Adamaoua étant le berceau du projet bauxite, le budget 2026 prévoit des financements massifs pour les infrastructures de transport. Le but : faire du sous-sol un moteur de croissance immédiat.

La protection du pouvoir d’achat : Dans un contexte mondial instable, le MINFI réaffirme la poursuite des mesures fiscales visant à stabiliser les prix des produits de première nécessité. La décentralisation accélérée : Plus de ressources seront directement transférées aux communes pour financer l’accès à l’eau potable et à l’énergie, réduisant ainsi la dépendance vis-à-vis de la capitale.

Le séjour ministériel de 48 heures prévoit également une séance de travail technique avec les responsables régionaux des Impôts, des Douanes et du Trésor. Le message est clair : l’optimisation. « Il ne s’agit plus seulement de dépenser, mais de dépenser mieux », souligne-t-on dans l’entourage du ministre. Louis Paul Motaze compte sur ses collaborateurs locaux pour une « consommation de qualité » des crédits, afin que chaque projet inscrit au budget voie réellement le jour.

Pour les entrepreneurs de la région septentrionale, cette visite est une opportunité unique. Le MINFI s’apprête à expliciter les nouvelles dispositions de la circulaire d’exécution. Fiscalité simplifiée pour les PME, incitations pour le secteur agropastoral et nouvelles règles sur le civisme fiscal : tout sera passé au crible pour lever les zones d’ombre.

Ce lancement à Ngaoundéré marque le début d’une année où la rigueur budgétaire devra rimer avec développement inclusif. Le top départ est donné, place désormais à l’action.

Abdoul Salam Moumini

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