​Meyomessala, la nouvelle capitale de l’or vert et minier du Cameroun

Gazelle D'Afrique

L’ arrondissement de Meyomessala s’apprête à tourner une page décisive de son histoire. Ce jeudi 27 août 2026, l’arrondissement a franchi un cap stratégique avec la visite de terrain d’une mission officielle conduite par le Pr Raoul Domingo Ayissi, directeur de l’École Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSPY). Envoyée sur le terrain à la demande expresse du ministre de l’Enseignement Supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo, cette délégation avait une mission prioritaire : valider les infrastructures provisoires destinées à accueillir la toute première promotion de l’École des Mines.

L’échéance est désormais fixée : le grand saut académique aura lieu le 10 octobre prochain. Pour la communauté locale, le symbole est fort. Accueillie par le sous-préfet Stéphane Mbassi Mbassi, aux côtés du président de la section RDPC Dja et Lobo III, Ntoutou Bengono, et du directeur de l’hôpital régional annexe, Gérard Amengle Ekoman, l’équipe d’inspection a donné un feu vert sans réserve. Les voyants sont au vert, marquant le lancement imminent d’un chantier académique et industriel majeur.

Jusqu’ici perçu sous un angle essentiellement administratif et rural, l’arrondissement de Meyomessala se positionne désormais comme un pôle de formation technologique. La démarche s’inscrit dans une logique nationale évidente : alors que le sous-sol camerounais regorge de gisements précieux — du fer à l’or en passant par le bauxite —, le pays souffrait encore d’un déficit de cadres techniques hautement qualifiés pour piloter la souveraineté de son exploitation minière.

En adossant ce nouvel établissement à l’expertise reconnue de l’ENSPY, l’État fait le choix de l’excellence. La formation ne se contentera pas de théoriser l’extraction ; elle vise à modeler des ingénieurs capables de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur, de la prospection à la transformation locale des ressources.

Prochaine étape cruciale : le recrutement de la première cuvée. Un concours national sera lancé très prochainement pour sélectionner 150 élèves-ingénieurs. Ces pionniers formeront le noyau dur d’une élite scientifique appelée à redéfinir le paysage industriel du pays.

Pour la jeunesse de la région et du Cameroun tout entier, les retombées dépassent le cadre strict des salles de cours :

* Développement économique local : L’arrivée d’étudiants, d’enseignants et de chercheurs va stimuler le commerce, le logement et les services à Meyomessala.

* Insertion professionnelle : Des opportunités d’emplois directes et indirectes émergeront autour des projets miniers du pays.

* Transfert de compétences : La présence de l’ENSPY garantit des standards académiques alignés sur les exigences industrielles internationales.

En concrétisant ce projet à marche forcée d’ici octobre, le Cameroun ne prépare pas seulement une rentrée académique : il pose les jalons de son autonomie industrielle, en formant sur son propre sol les cerveaux qui exploiteront ses richesses de demain.

Abessolo André 

 

Partagez cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *