Entre dynamisme institutionnel et impératif social, le partenariat amorcé entre la CAMWATER et le Conseil Régional du Sud marque un tournant décisif dans l’accès à l’eau potable. Au-delà du simple déploiement technique, cette initiative, portée par une vision de développement décentralisé, promet de transformer durablement le quotidien des populations locales.
La rencontre de ce vendredi 29 mai 2026 à Ebolowa entre la délégation de la CAMWATER et le Président du Conseil Régional du Sud n’est pas un fait divers administratif ; elle est le signe d’une synergie nouvelle entre le bras séculier de l’État en matière d’hydraulique et les instances de développement territorial. Le projet de construction d’une trentaine de bornes-fontaines dans la région, dont dix spécifiquement pour la ville d’Ebolowa, s’inscrit dans une démarche pragmatique.
En ciblant des zones à forte concentration humaine et à demande hydrique critique, la CAMWATER ne se contente plus de produire de l’eau ; elle déploie une véritable politique de « dernier kilomètre ». Cette approche, portée par le Dr Blaise MOUSSA, Directeur Général de la CAMWATER, témoigne d’une volonté de rompre avec l’isolement des services publics. En intégrant le projet national des 200 bornes-fontaines, la région du Sud se positionne comme un laboratoire de cette modernisation de proximité.
Le rôle du Président du Conseil Régional du Sud dans ce processus est crucial. En facilitant cette collaboration, l’exécutif régional agit comme un catalyseur. Au-delà des formalités, cette implication démontre une lecture fine des besoins réels des populations. Le Président du Conseil Régional ne se contente pas de gérer des budgets ; il porte une vision où l’infrastructure hydraulique devient le socle de la dignité humaine.
Cette mobilisation proactive est à saluer. En travaillant main dans la main avec la CAMWATER, le Conseil Régional s’approprie les enjeux de santé publique et de développement économique. L’accès à l’eau potable est, en effet, le premier levier de lutte contre les maladies hydriques et un facteur déterminant pour l’autonomisation des ménages, particulièrement en milieu périurbain et rural.
Cette dynamique s’inscrit en droite ligne avec l’adresse à la Nation du 31 décembre 2025. Le Chef de l’État a placé les services sociaux de base au cœur de l’action publique, et cet acte de terrain est une réponse concrète à cette directive. La synergie entre la CAMWATER et le Conseil Régional prouve que la décentralisation, lorsqu’elle est combinée à une expertise technique nationale, produit des résultats tangibles et immédiats.
Si l’installation de ces bornes-fontaines est une victoire en soi, le succès de cette opération résidera dans la durabilité. La convention de partenariat à venir devra, à n’en point douter, intégrer des mécanismes de maintenance rigoureux et une gestion communautaire des points d’eau pour éviter le syndrome des infrastructures éphémères.
En somme, ce projet est bien plus qu’une question de tuyauterie et de robinets. C’est une réaffirmation du contrat social entre les institutions et les citoyens. En conjuguant les efforts de la CAMWATER et du Conseil Régional du Sud, c’est l’espoir d’un accès universel à une ressource vitale qui se concrétise, faisant de l’eau non plus une quête quotidienne, mais un service public disponible et accessible. La région du Sud, par cet engagement, se donne les moyens de transformer le droit à l’eau en une réalité quotidienne pour tous.
Arsène Nna

