Garoua a vibré au rythme de la jeunesse ce mardi 9 juin 2026. Le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, y a officiellement lancé la phase 4 du Projet d’Appui à la Résilience socioéconomique des jeunes vulnérables au Nord Cameroun (PARSE). Doté d’un budget massif de 5 millions d’euros, ce programme triennal s’annonce comme un levier majeur pour l’autonomisation et l’insertion des jeunes face aux crises humanitaires et sécuritaires qui secouent la région septentrionale.
C’est le prestigieux hôtel Ribadou de Garoua qui a servi de cadre à cet événement d’envergure. Autorités administratives, leaders traditionnels, partenaires au développement et une foule de jeunes s’y sont donné rendez-vous. La cérémonie a débuté par le mot de bienvenue d’Hakassou Noivounna, deuxième adjoint au maire de la ville, qui s’est félicité du choix de sa municipalité pour abriter un tel événement, tout en invitant la jeunesse locale à saisir pleinement cette opportunité historique.
Les enjeux techniques et financiers ont ensuite été détaillés par le Dr Rico Langeheiner, Directeur régional de la GIZ au Cameroun, et Philipp Lendle, chef de projet. On retient que le PARSE IV bénéficie d’une enveloppe de plus de 3 milliards de FCFA (5 millions d’euros) octroyée par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). S’étendant du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2028, le projet cible trois régions clés : l’Extrême-Nord, le Nord et l’Adamaoua.
Concrètement, cette nouvelle phase innove en intégrant des formations dans des secteurs d’avenir. Au-delà des filières classiques, les jeunes seront formés comme techniciens spécialisés dans les systèmes décentralisés d’énergies renouvelables, l’amélioration des chaînes de valeur agricoles et les pratiques de construction respectueuses du climat. De plus, pour chaque commune partenaire, une analyse fine du marché local sera menée afin d’identifier les secteurs à fort potentiel d’emploi stable et durable.
L’un des moments forts de la matinée a été la signature des conventions de coopération avec les 12 communes partenaires, représentées par leurs magistrats municipaux à l’instar des maires de Meiganga, Tignère, Mogodé, Bogo, Guider et Poli. Un contrat d’exécution liant le MINJEC et la GIZ a également été paraphé, matérialisant cet engagement bilatéral. La cérémonie s’est close par une rétrocession symbolique d’équipements de pointe destinés à renforcer les capacités opérationnelles du ministère sur le terrain.
Dans son discours de circonstance, le ministre Mounouna Foutsou a insisté sur la pérennité et la maturité de ce projet vieux de neuf ans. Tout en félicitant les maires pour leur réintégration, il les a exhortés à dynamiser les comités locaux de suivi et à réfléchir à des mécanismes d’autofinancement pour répliquer le modèle PARSE. Face à la montée de l’incivisme, de la violence et des fléaux sociaux, le ministre a appelé à une mobilisation générale autour du Programme National d’Éducation Civique par le Réarmement Moral, Civique et Entrepreneurial (PRONEC-REAMORCE), indispensable pour asseoir un développement harmonieux.
Arsène Nna








