Face au défi persistant de la desserte en eau potable dans la métropole économique, la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER) passe à la vitesse supérieure. En ligne de mire : le projet de construction de quatre forages industriels, dont le chantier de Koumassi enregistre déjà des avancées physiques déterminantes.
Lancés le vendredi 24 juillet dernier, les travaux de forage du site de Koumassi affichent un rythme de progression particulièrement dynamique. Sur une profondeur cible de 160 mètres, les équipes techniques à l’œuvre ont déjà franchi le cap des 72 mètres creusés. Une cadence de travail soutenue qui témoigne de la volonté de l’opérateur public d’écourter les délais de livraison face à la pression de la demande urbaine.
Ce forage industriel n’est pas une infrastructure isolée : il constitue l’un des maillons essentiels d’un programme d’urgence articulé autour de quatre ouvrages majeurs à travers la cité de Nassara.
Sur le plan opérationnel, le gain de capacité attendu est significatif. À lui seul, le site de Koumassi permettra d’injecter 5 000 m³ d’eau potable supplémentaires par jour dans le réseau de distribution.
À l’échelle de l’ensemble du programme — intégrant notamment la mise en exploitation déjà effective du site de Ndogbong et les deux autres forages programmés —, l’apport cumulé atteindra 17 000 m³/jour. Un apport quantitatif stratégique conçu pour stabiliser la pression dans le réseau et réduire progressivement les zones de rupture d’approvisionnement.
L’impact direct de la mise en service du site de Koumassi couvrira un périmètre résidentiel et économique névralgique du Wouri. Sont directement concernés :
* Bonanjo (centre administratif et décisionnel) ;
* Bonapriso (quartier résidentiel et commercial) ;
* Bois des Singes ;
* Youpwè ainsi que les localités environnantes.
À travers cette accélération sur le terrain, la CAMWATER cherche à concrétiser sa feuille de route de modernisation des infrastructures hydrauliques urbaines. Si le calendrier d’exécution des travaux de Koumassi s’annonce prometteur, la phase finale d’interconnexion au réseau existant restera le véritable indicateur d’efficacité pour les ménages et acteurs économiques des zones cibles, dans un contexte d’attente forte des usagers.
Arsène Nna

