DÉSTABILISATION INSTITUTIONNELLE : Pourquoi l’autorité du Préfet du Wouri dérange autant ?

Gazelle D'Afrique

Depuis plusieurs heures, le département du Wouri et la métropole économique de Douala sont le théâtre d’une vive agitation médiatique alimentée par les réseaux sociaux. Face à la déferlante de spéculations et aux amalgames observés dans l’opinion publique, la Rédaction de la Gazelle d’Afrique a passé au crible les faits et les mécanismes administratifs qui encadrent ce dossier.

L’utilisation de termes martiaux tels qu’« arrestation », « coup de filet » ou « trafic » relève d’une dramatisation médiatique manifestement destinée à frapper les esprits. Sur le plan du droit douanier international et français, la réalité des contrôles aux frontières obéit à des règles administratives très précises :

* La nature de la procédure douanière : Le contrôle sur le transport de liquidités aux frontières de l’Union européenne est une opération de routine. Lorsqu’un usager ou un haut dignitaire présente des fonds dépassant le seuil réglementaire, la législation prévoit une déclaration administrative.

* L’absence d’infraction pénale : En cas de régularisation sur place — notamment par le biais des retenues ou frais réglementaires prévus par la loi (fixés à 10 %) —, le dossier est immédiatement clos par l’administration douanière. L’usager poursuit son voyage en toute liberté.

* L’inexistence de poursuites ou de garde à vue : Contrairement aux affirmations alarmistes, aucune instance judiciaire ou policière n’a été saisie pour une quelconque infraction pénale, confirmant l’absence de tout réseau illicite ou de « trafic ».

Les dessous d’une cabale par amalgame

Ce qui interpelle dans cette affaire, c’est la promptitude avec laquelle certains acteurs du web ont tenté d’associer un acte administratif de régularisation douanière à des batailles politiques et foncières locales au Cameroun.

En regroupant artificially cet événement avec les récents arbitrages fermes du Préfet du Wouri à Douala (notamment sur la gestion du domaine public et la régulation des litiges fonciers), les instigateurs de cette campagne cherchent visiblement à ébranler l’autorité préfectorale. L’objectif est transparent : fragiliser un haut commis de l’État engagé dans le rétablissement de l’ordre républicain dans une métropole sous haute tension.

La Gazelle d’Afrique rappelle que l’exercice des fonctions régaliennes à la tête d’un département stratégique comme le Wouri expose inévitablement aux attaques de réseaux d’intérêts contrariés.

Jusqu’à preuve du contraire — qu’aucun canal officiel n’a fournie à ce jour —, l’autorité préfectorale conserve toute la légitimité pour conduire sa mission au service de l’État. Notre rédaction reste vigilante et continuera de privilégier les faits vérifiés face au tribunal de la rumeur.

La Rédaction 

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