BARKA ABOUYA, L’ARCHITECTE DE LA RENAISSANCE DU FOOTBALL DANS LE LOGONE-ET-CHARI

Gazelle D'Afrique

Il aura fallu deux décennies d’attente, de doutes et d’échecs répétés aux portes de l’élite pour qu’un homme vienne enfin briser le signe indien. Président de la Ligue Départementale du Logone-et-Chari et patron visionnaire de l’AS Sokoto de Kousseri, Barka Abouya a accompli l’impensable : ramener le club mythique sous les feux des projecteurs nationaux aux Interpoules 2026. Portrait d’un dirigeant d’exception, surnommé le « Bulldozer », qui réécrit la cartographie du football septentrional.

Le briseur de tabou : 20 ans d’attente balayés par une vision

Pendant près de vingt ans, le scénario s’est répété avec une cruelle régularité. Malgré les viviers de talents de Kousseri, de Makary ou de Goulfey, l’AS Sokoto butait inlassablement sur le mur des éliminatoires régionales. Année après année, le plafond de verre semblait infranchissable.

Il fallait une poigne de fer, une foi inébranlable et une intelligence managériale hors pair pour inverser la courbe de l’histoire. Cet homme providentiel porte un nom : Barka Abouya.

Surnommé affectueusement le « Bulldozer » ou « Salif Keita » par les grilles du stade et les passionnés du ballon rond, ce dirigeant d’un genre nouveau n’a pas seulement repris un club ; il a insufflé une culture de la gagne, de la discipline et de l’excellence. Sous sa houlette, l’impossible est devenu réalité : l’AS Sokoto a corrigé les erreurs du passé pour s’adjuger le sacre régional 2026 à Maroua (2-0 face à Marsa) et composté, pour la première fois en deux décennies, son billet pour les Interpoules à Yaoundé.

La méthode Abouya : Bâtir, structurer, rassembler

Si le président fait des miracles sur le terrain, c’est en coulisses que se joue sa plus belle tactique. À la tête de la Ligue Départementale du Logone-et-Chari, Barka Abouya mène de front une double révolution.

* La rigueur et le fair-play : Il a imposé un assainissement moral sans concession, instaurant le respect du corps arbitral et la professionnalisation des clubs locaux.

* L’expansion territoriale : En ouvrant le championnat à 12 équipes et en intégrant de nouvelles communes (Makary, Fotokol, Goulfey), il a transformé le football en un puissant moteur d’unité et de cohésion sociale.

* Le sens de la diplomatie sportive : En fin stratège, il a su créer une véritable « union sacrée » autour du sport, mobilisant aussi bien les dignitaires traditionnels que les plus hautes autorités républicaines, à l’image du Ministre Alamine Ousmane Mey dont le soutien a été décisif lors de la campagne de la capitale.

Un leader au front face à la tempête

Gérer un club au sommet exige du sang-froid et du charisme. Tout au long de l’épopée des Interpoules 2026 au Centre Technique d’Odza, face aux arbitrages houleux et à la pression suffocante du haut niveau, Barka Abouya a fait étalage de son leadership protecteur. Toujours présent au plus près de ses poulains, payant de sa personne malgré un agenda surchargé, il a su garder la tête froide, canaliser les tensions et préserver l’honneur de tout un département.

Pour les joueurs du coach Djiba comme pour les milliers de supporters de la diaspora du Logone-et-Chari, le président est bien plus qu’un administrateur : il est un grand frère, un mentor, un guide spirituel de la performance.

L’avenir s’écrit en lettres d’or

L’aventure des Interpoules 2026 s’est peut-être achevée, mais pour Barka Abouya, elle ne constitue que le premier chapitre d’une immense saga. En replaçant Kousseri au centre de la carte du football camerounais, le « Bulldozer » a prouvé que la résignation appartenait désormais au passé.

Le réveil du géant du Logone-et-Chari porte sa signature. Et sous l’impulsion de ce président hors norme, le football local sait désormais qu’aucun sommet n’est trop haut, aucun rêve n’est trop grand. Félicitations !!!!

Arsène Nna 

 

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