Alors que l’Est de la République Démocratique du Congo traverse une zone de fortes turbulences, le Chef de l’État a reçu ce mardi la patronne par intérim de la MONUSCO. Au cœur des échanges : l’application stricte du cessez-le-feu et le nouveau mandat d’une mission onusienne désormais repositionnée sur des priorités stratégiques.
C’est dans le cadre solennel de la Cité de l’Union africaine que le Président Félix-Antoine Tshisekedi s’est entretenu, ce mardi 13 janvier 2026, avec Vivian Van de Perre. Cette rencontre avec la cheffe intérimaire de la MONUSCO intervient dans un climat de tension extrême. L’aggravation de la situation sécuritaire dans les provinces de l’Est ne constitue plus seulement une menace régionale, mais un drame humanitaire quotidien pour les populations civiles.
Le constat est sans appel : malgré les efforts diplomatiques, l’insécurité persiste. Le Président et son hôte ont longuement discuté des conséquences dévastatrices de ces violences, mettant l’accent sur la nécessité vitale d’un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, tel qu’exigé par la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU.Le rappel de la souverainetéFace aux menaces qui pèsent sur les frontières congolaises, Vivian Van de Perre a tenu à porter un message de fermeté et de solidarité.
Elle a réaffirmé l’engagement indéfectible des Nations Unies à défendre la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de la RDC.Au-delà des mots, l’ONU se positionne comme un partenaire actif des initiatives de paix régionales. « Le respect du territoire congolais n’est pas négociable », semble être le leitmotiv de cette entrevue, visant à rassurer une opinion publique parfois sceptique quant à l’efficacité de l’intervention internationale.
Cette audience ne doit rien au hasard du calendrier. Elle survient au lendemain de l’adoption de la résolution 2808, qui proroge le mandat de la MONUSCO. Mais attention, il ne s’agit pas d’une simple reconduction. Les priorités ont été recalibrées pour répondre à l’urgence du terrain : Protéger les civils : La priorité absolue reste la mise en sécurité des populations dans les zones de déploiement. Appliquer la résolution 2773 : Veiller à ce que les engagements internationaux pour la paix ne restent pas lettre morte. Renforcer l’État : Stabiliser les institutions pour que l’autorité de Kinshasa s’exerce pleinement sur tout le territoire.
En somme, cette rencontre marque une volonté de synchronisation entre la vision du gouvernement congolais et l’action des Nations Unies. Reste maintenant à transformer ces orientations diplomatiques en une réalité tangible pour les habitants de Goma, Beni ou Butembo.
Sidik Aboubakar


