Après une longue période d’attente et d’incertitudes, le projet majeur de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen est officiellement relancé ce mois de décembre. Ce chantier colossal, considéré comme un tournant important pour la métamorphose de Yaoundé, vise à désengorger le trafic de la capitale et à moderniser son accessibilité.
L’ambitieux segment s’étend sur 12,3 kilomètres et se concentrera sur la liaison vitale entre les quartiers d’Ahala et de Tsinga. Pour un coût estimé à 379,5 milliards de FCFA TTC, le projet prévoit la construction de voies rapides, de contre-allées, ainsi que d’échangeurs modernes.
L’enjeu principal est de taille : réduire drastiquement le temps de trajet entre l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen et le centre-ville. Les projections officielles annoncent un gain de 60 % sur la durée actuelle du parcours, promettant une fluidité de circulation jusqu’à présent inédite pour les usagers de la capitale.
Si les études préparatoires avaient été validées dès 2018 et la première pierre posée en 2023, la mise en œuvre effective a été ralentie par des obstacles administratifs et sociaux. Malgré la signature d’un décret d’expropriation en 2025, le gouvernement fait toujours face à des défis complexes sur le terrain.
Les principales préoccupations se concentrent dans les zones densément peuplées traversées par le tracé, notamment à Nsam et Obam-Ongola. La gestion du foncier, les opérations de recasement des populations et le processus d’indemnisation nécessitent une attention particulière pour éviter tout conflit et garantir la bonne exécution du projet.
La relance du chantier, après des années de stagnation, insuffle un nouvel espoir parmi les populations. Si l’échéance de réception de cette section de l’autoroute est fixée à 2030, les habitants de Yaoundé expriment le vœu ardent que cette infrastructure tienne ses promesses en offrant une voie rapide et efficace, notamment vers le cœur névralgique de la ville, la Poste Centrale.
Ce projet n’est pas seulement une question d’infrastructures ; il est impératif pour l’amélioration du cadre de vie, l’attractivité économique de la ville et la modernisation du Cameroun. Son succès sera la preuve de la capacité de l’État à mener à terme des ouvrages de cette envergure.
Noah Omgba Leopold


