Dans une affaire qui souligne la fragilité de la sécurité au Tchad, un homme de 30 ans a été la cible de coups de feu en plein cœur de la capitale, N’Djamena. L’incident s’est produit ce mardi soir, près du Palais du 15 Janvier. La victime venait d’assister à une audience au tribunal pour soutenir son cousin, en conflit avec l’amant de sa femme.
Ce qui devait être une simple démarche de soutien familial a tourné au drame. Alors qu’ils quittaient le palais de justice, le jeune homme a été touché par plusieurs balles, dont deux se sont logées dans sa colonne vertébrale.
Grièvement blessé, il a été transporté d’urgence à l’hôpital pour une opération délicate. Les tireurs présumés ont été rapidement appréhendés par la police et sont actuellement en détention.
Ce fait divers, bien que tragique pour la victime et sa famille, met en lumière un problème plus vaste et préoccupant au Tchad : l’omniprésence de l’insécurité.
Qu’il s’agisse de conflits personnels qui dégénèrent en violences armées, comme dans ce cas, ou encore d’actes criminels plus organisés, la facilité avec laquelle les armes circulent et sont utilisées en public est alarmante.
Cette agression en pleine ville, à un endroit aussi symbolique que le palais de justice, en est la parfaite illustration. Elle rappelle brutalement que la violence peut surgir à tout moment, transformant un après-midi ordinaire en une situation de vie ou de mort.
Issaka Wabou
