L’effroi ne quitte plus le département de la Vina. Alors que les larmes n’ont pas encore séché après la disparition tragique du sous-préfet Nariki Patrice Joël et de sa famille, un nouvel incendie a frappé la localité ce jeudi 29 janvier 2026. Cette fois, c’est la résidence du Commandant de Brigade qui a été la proie des flammes, installant une psychose sans précédent au sein des populations et de l’administration locale.
Exactement une semaine après l’incendie dévastateur du domicile du sous-préfet, le destin semble s’acharner sur les figures d’autorité de Galim-Tignère. Ce jeudi, aux premières heures du jour, un feu s’est déclaré à la résidence du Commandant de Brigade. Si l’on ne déplore fort heureusement aucune victime humaine cette fois, les dégâts matériels sont importants et le choc psychologique est immense.
Voir les deux plus hauts responsables de la sécurité et de l’administration être ainsi frappés par le même sort en l’espace de sept jours plonge la cité dans une stupéfaction totale. Pour beaucoup, la thèse de la simple coïncidence commence à s’effriter au profit d’interrogations beaucoup plus sombres.
À Galim-Tignère, l’ambiance est devenue pesante. Dans les marchés, les bureaux et les foyers, une question hante tous les esprits : qui sera le prochain ? La répétition de ces sinistres, ciblant spécifiquement les résidences de fonction des commis de l’État, alimente toutes les rumeurs. S’agit-il d’une défaillance technique majeure du réseau électrique local ou d’une série d’actes prémédités visant à fragiliser la présence de l’État dans cette zone ?
La peur est palpable, non seulement chez les administrés, mais aussi chez les fonctionnaires en poste qui craignent désormais pour leur intégrité physique et celle de leurs proches. La « série noire » n’est plus un vain mot ; c’est une réalité qui paralyse désormais la vie sociale de l’arrondissement.
Face à cette situation exceptionnelle, les populations attendent des réponses claires. Les enquêtes ouvertes suite au premier drame du 23 janvier doivent désormais intégrer ce nouvel élément troublant. Le besoin de sécurité n’a jamais été aussi criant dans la Vina. Il est impératif que les expertises techniques fassent la lumière sur l’origine de ces foyers pour rassurer une opinion publique au bord de la paranoïa.
En attendant que les autorités régionales et les forces de maintien de l’ordre ne verrouillent davantage la sécurisation des bâtiments publics, le silence et l’inquiétude règnent sur les cendres encore chaudes de ce second sinistre.
Le journal Gazelle d’Afrique et son Directeur de Publication réitèrent leur soutien indéfectible aux populations de Galim-Tignère. Nos pensées vont au Commandant de Brigade éprouvé par cette perte matérielle, tout en renouvelant nos condoléances les plus sincères à la famille du défunt sous-préfet Nariki Patrice Joël.
Nous restons mobilisés pour suivre de près l’évolution de cette situation alarmante.
Abdoul Salam Moumini
