Zoum a Vécu l’Histoire : Sa Majesté Éric Engamba Couronné sous les Auspices de la Tradition et de la République

Gazelle D'Afrique

Hier, samedi 29 août 2026, le petit village de Zoum n’a pas seulement vibré au rythme des tambours : il est entré par la grande porte dans les annales du Cameroun traditionnel. C’est sous un soleil radieux et devant une foule en liesse que Sa Majesté Éric Engamba a reçu les attributs du pouvoir, marquant une passation de témoin d’une rareté et d’une charge émotionnelle inouïes, orchestrée de son vivant par son père, le Patriarche Émile Engamba.

Dès les premières heures de la matinée, le site de la chefferie s’est métamorphosé en un véritable carrefour national. Autour du nouveau monarque, c’est tout le Cameroun qui s’est donné rendez-vous. La solennité de l’instant a d’abord été placée sous le regard bienveillant de la foi. Monseigneur Christophe Zoa, Évêque de Sangmélima, a personnellement honoré la cérémonie de sa présence, officiant le moment de recueillement et confiant ce nouveau règne à la grâce divine à travers un rituel religieux empreint de ferveur.

La République a ensuite pris le relais de la légitimité. Présidée avec maestria par le Préfet du département du Dja-et-Lobo, Damien Owono, l’installation administrative a rappelé l’ancrage profond de la chefferie traditionnelle dans l’architecture institutionnelle du pays. Le représentant de l’État a salué la maturité d’une transition pacifique, érigeant Zoum en modèle achevé de stabilité et de cohésion sociale.

L’événement a drainé un aréopage impressionnant de dignitaires. Des cantons Bulu, Fang, Ntoumou et d’autres contrées du Septentrion, de l’Est, de l’Ouest et du Littoral — à l’image des délégations conduites par les plus hauts représentants des chefferies amies —, les gardiens de la tradition sont venus faire corps avec le peuple Yemvak.

​Dans une atmosphère riche en couleurs, en sons et en ballets de groupes de danse venus de tous les horizons (de Melen à Oveng, de Ndjom à Ebolowa), les témoignages d’allégeance se sont multipliés. Conforme à la grande tradition des couronnements royaux, de nombreux cadeaux symboliques ont été remis au nouveau souverain, incarnant la mobilité, l’autorité, la sécurité et la pérennité du lien entre les vivants et les ancêtres.

​Hier, en serrant la main de son père et en brandissant le chasse-mouche royal devant un peuple conquis, Sa Majesté Éric Engamba a prouvé que la modernité et la tradition font bon ménage lorsque le cœur et la raison s’accordent.

Arsène Nna 

 

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