Au-delà des terrains de football et des prétoires institutionnels, le vice-président de la section RDPC Logone-et-Chari Centre-Est et conseiller municipal de Kousseri démontre la portée de son engagement politique. Face au drame silencieux des populations déracinées par les exactions de Boko Haram dans l’arrondissement de Waza, Barka Abouya a déployé une importante caravane humanitaire à Massaki et Maraco 2. Entre secours d’urgence et proximité militante, analyse d’un geste qui scelle l’alliance entre le leadership politique et la fibre sociale.
Dans un septentrion encore éprouvé par les séquelles des incursions terroristes, le drame des déplacés internes demeure une plaie ouverte. Privées de leurs terres, de leurs moyens de subsistance et brutalement arrachées à leur quotidien dans l’arrondissement de Waza, plusieurs familles ont trouvé refuge dans la périphérie de Kousseri, survivant grâce à la solidarité communautaire.
C’est pour répondre à cet impératif de survie que Barka Abouya, sous sa casquette d’élu local et d’homme d’État de proximité, est monté au front humanitaire. Ce jour, la localité de Massaki a réceptionné 35 sacs de riz de 50 kilogrammes, tandis que le site de Maraco 2 en recevait 15. Au total, ce sont 2,5 tonnes de denrées alimentaires de première nécessité qui ont été directement distribuées aux ménages les plus vulnérables.
Ce geste ne relève aucunement d’un affichage de circonstance. En mobilisant autour de lui des cadres politiques de premier plan — notamment le président de sous-section Abba Andan Traboun et l’élite locale Alamine Aboukress —, Barka Abouya illustre une méthode : celle d’une politique incarnée, capable de traduire les orientations du parti de la flamme en actes d’assistance concrètes et immédiates pour le citoyen.
Pour les observateurs de la vie socio-politique dans le Logone-et-Chari, cette opération de secours s’inscrit dans la droite ligne d’un parcours marqué par la philanthropie systémique. Barka Abouya n’en est pas à son coup d’essai. Des grandes inondations qui ont dévasté les rives du Logone aux crises sanitaires et économiques saisonnières, l’homme s’est imposé au fil des ans comme un recours naturel pour les populations démunies.
Cette constance dans le social façonne un profil singulier. Qu’il s’agisse de redynamiser les structures du football départemental ou de siéger au conseil municipal de Kousseri, l’élu maintient le même fil conducteur : la centralité de l’humain. Cette présence attentive sur le terrain comble les déficits d’urgence et réaffirme la présence de l’État et de ses acteurs majeurs aux côtés des oubliés du sort.
La force de la communion : Les Doas de la reconnaissance
Sur le terrain, l’arrivée de la délégation a donné lieu à des scènes d’une vive émotion. Pour ces familles brisées par la terreur de la secte Boko Haram, la dignité retrouvée ne se mesure pas seulement au poids des sacs de riz, mais à la considération qui leur a été témoignée.
En réponse à cette marque d’empathie, les sages, les femmes et les chefs de familles déplacées ont élevé de ferveur des Doas (prières et supplications) à l’endroit du donateur. Ces bénédictions collectives, ancrées dans la tradition spirituelle du Logone-et-Chari, traduisent un contrat de confiance inébranlable entre un leader et sa base. Elles consacrent la posture d’un conseiller municipal qui ne se contente pas de voter des délibérations en session, mais qui va au-devant de la détresse de ses administrés.
En portant secours aux déplacés de Waza accueillis à Kousseri, Barka Abouya pose un acte politique majeur : celui de l’intégration et de la solidarité intercommunale. Dans un département interconnecté où les crises locales répercutent leurs ondes de choc sur les centres urbains, l’initiative rappelle que la stabilité politique repose d’abord sur la justice sociale et la fraternité.
Alors que le Logone-et-Chari poursuit sa quête de développement et de sécurisation durable, la caravane humanitaire de Massaki et Maraco 2 réaffirme une vérité essentielle : la politique n’a de sens que lorsqu’elle soulage les peines et redonne l’espoir.
Arsène Nna


