Face à l’asphyxie des centres d’enfouissement technique, le Gouvernement a actionné le levier de l’urgence. Depuis le 31 décembre dernier, le CENEEMA a mobilisé son expertise et ses engins de génie civil pour désengorger les sites de Nkolfoulou et PK 10, redonnant ainsi du souffle à la collecte des déchets dans les deux métropoles du Cameroun.
La crise des ordures ménagères, qui menace de paralyser Douala et Yaoundé, a trouvé un nouveau souffle de résolution. Suite aux instructions fermes des Services du Premier Ministre, une alliance stratégique a été scellée le 13 novembre 2025. Le Centre National d’Études et d’Expérimentation du Machinisme Agricole (CENEEMA) est désormais officiellement en première ligne aux côtés de la société Hygiène et Salubrité du Cameroun (HYSACAM).
Ce partenariat technique d’urgence ne se contente pas de mots : il se traduit par un déploiement massif de puissance mécanique sur le terrain pour lever le verrou logistique qui étranglait la gestion des déchets urbains.
Le cœur du problème se situe à l’entrée des décharges. À Nkolfoulou (Yaoundé), ainsi qu’à PK 10 et Ngombè (PK 24) à Douala, la saturation des sites est telle que les camions de collecte ne peuvent plus circuler, créant des embouteillages interminables et, par extension, l’accumulation des ordures dans nos rues. Depuis le 31 décembre 2025, le décor a changé. Une véritable armada du CENEEMA a pris possession des lieux :
Bulldozers et excavatrices pour le terrassement et le compactage ; Chargeuses sur pneus pour le déplacement rapide des volumes ; Camions-bennes pour l’aménagement de nouvelles zones de stockage. L’objectif est clair : désengorger les zones saturées, ouvrir de nouvelles alvéoles d’enfouissement et, surtout, fluidifier la circulation des bennes tasseuses de HYSACAM pour qu’elles passent moins de temps à la décharge et plus de temps dans les quartiers.
Si le CENEEMA est historiquement lié au monde rural et agricole, cette intervention démontre la polyvalence de son expertise technique. En intervenant sur des problématiques de santé publique et de sécurité environnementale, l’organisme réaffirme sa capacité de projection et de réaction face aux crises nationales. Il ne s’agit pas seulement de prêter des machines, mais d’apporter un savoir-faire en ingénierie pour structurer des sites devenus ingérables.
Cette collaboration permet de stabiliser les plateformes de déchargement, évitant ainsi les risques d’éboulements de déchets ou de pollution accidentelle accrue des sols environnants.
Cette initiative concrète repositionne le CENEEMA comme un bras séculier indispensable du Gouvernement. En soutenant les autorités publiques dans l’amélioration durable du cadre de vie des populations, l’institution prouve que le machinisme est un levier de développement transversal. Pour les habitants de Douala et Yaoundé, ce déploiement signifie une réduction progressive des points noirs et une ville plus propre.
Le tandem HYSACAM-CENEEMA, sous l’impulsion de la Primature, semble avoir trouvé la clé pour débloquer une situation qui devenait un enjeu majeur de santé publique.
Arsène Nna









