En tournée de supervision à Sangmélima le vendredi 10 avril 2026, Mme le Dr Eyinga Dimi, coordonnatrice technique au Bureau Central des Recensements et d’Études de la Population (BUCREP), a galvanisé les 155 agents recenseurs en formation. Entre appel au patriotisme et promesse de perspectives internationales, la responsable a rappelé l’enjeu crucial de cette opération pour l’avenir socio-économique du pays.
Le complexe scolaire Mohammed 6 et Paul Biya de Sangmélima vibre actuellement au rythme de la formation des agents recenseurs. Durant 21 jours, ces jeunes sont préparés à une mission de haute importance : le 4ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH), couplé au Recensement Général de l’Agriculture et de l’Élevage.
Sous le regard attentif des trois formateurs — M. Maxwell Bengono, Mme Charlotte Nelly Mbole et Mme Charlotte Angoumou — Dr Eyinga Dimi a tenu à préciser que cette expérience dépasse le cadre d’un simple job temporaire. Pour elle, il s’agit d’une véritable « école de la vie » qui forge le caractère et ouvre des portes vers des institutions prestigieuses comme l’IFORD ou les Nations Unies.
L’un des points d’orgue de son intervention a été l’exigence de qualité. « C’est sur vous que nous comptons pour avoir la donnée de qualité », a-t-elle martelé. En effet, le Cameroun doit relever un défi de crédibilité à l’échelle internationale. Pour la coordonnatrice technique, il est impératif de montrer que le pays dispose d’éminences grises capables de mener à bien de telles opérations, même dans des contextes complexes.
Sur le terrain, les agents seront confrontés à des réalités sociales parfois rudes. « Vous allez voir la vraie réalité, la vie que mènent les gens », a-t-elle prévenu, invitant les futurs agents à l’humilité et à la résilience. L’objectif est clair : transformer chaque difficulté en expertise psychologique et technique.
Loin de mettre l’aspect financier au premier plan, Mme Eyinga a exhorté les agents à travailler avec « abnégation » et « bon cœur ». Elle a partagé sa propre ambition de devenir représentante des Nations Unies, un succès qu’elle attribue à sa détermination lors des phases pilotes en zone de crise.
« Le Cameroun, c’est le Cameroun. On a le Hemle », a-t-elle lancé avec ferveur pour contaminer l’auditoire de son enthousiasme. Ce courage, typiquement camerounais, sera le carburant de ces 155 agents qui, une fois leur formation achevée, seront déployés sur le terrain pour cartographier le nouveau visage du pays. En fin de compte, au-delà des statistiques, c’est l’avenir du développement local qui se joue dans ces salles de classe de Sangmélima.
Arsène Nna




