Moscou alerte : un faux Poutine sème la confusion au Cameroun

Gazelle D'Afrique

La Russie s’est fermement élevée contre l’utilisation de technologies de manipulation numérique lors d’une période électorale au Cameroun. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a dénoncé la diffusion d’une vidéo truquée, ou « deepfake », montrant le président Vladimir Poutine apportant son soutien à un candidat de l’opposition. Moscou condamne cet acte et appelle à la plus grande prudence face aux informations circulant sur les réseaux sociaux.

Les menaces liées à la désinformation en ligne franchissent de nouvelles frontières, touchant désormais les processus électoraux en Afrique. C’est le constat dressé par Moscou, qui a vivement réagi à la circulation d’une fausse vidéo au Cameroun. Maria Zakharova, figure médiatique et porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a abordé la question d’un deepfake qui a perturbé la sphère politique camerounaise lors de la récente échéance électorale.

Cette vidéo a utilisé des images du président Vladimir Poutine, auxquelles avait été superposé un message contrefait, laissant croire que le chef du Kremlin soutenait publiquement un candidat de l’opposition. « Je voudrais d’abord dire qu’un deepfake primitivement agencé a effectivement fait son apparition dans le segment camerounais du réseau social, avec des images du président russe exprimant son soutien au candidat de l’opposition. C’est un faux classique, mais plutôt grossier », a déclaré la diplomate russe.

L’usage malveillant de cette technologie, qui utilise l’intelligence artificielle pour créer des montages vidéo et audio ultra-réalistes, a été fermement condamné par la Russie.« Nous le condamnons, cet emploi malveillant des technologies informatiques modernes », a martelé Maria Zakharova.

Cette condamnation souligne la préoccupation croissante des autorités russes face à l’instrumentalisation des nouvelles technologies pour déstabiliser des scrutins ou entacher l’image de personnalités politiques. Allant au-delà de la simple dénonciation, la porte-parole a adressé un message clair aux utilisateurs des plateformes numériques, exhortant à une plus grande vigilance.

Elle a rappelé « une fois de plus la nécessité de vérifier scrupuleusement les informations publiées sur les réseaux sociaux ». Ce deepfake au Cameroun s’ajoute à la liste des incidents internationaux où la manipulation numérique est utilisée pour tenter d’influencer l’opinion publique en période de vote, faisant des élections un terrain de jeu de plus en plus exposé à la désinformation assistée par l’IA.

Abessolo Henry

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