Pendant que les bancs de l’Assemblée nationale désemplissent le temps des congés d’intersession, l’Honorable Mariam Goni a fait le choix du retour aux sources. Ce jeudi, la députée du Logone-et-Chari s’est rendue au Centre Multifonctionnel de Promotion des Jeunes (CMPJ) de Goulfey. Plus qu’une simple visite de routine, ce déplacement s’inscrit dans un calendrier politique et social particulièrement dense, au cœur d’une région à la fois éprouvée et résiliente.
Dans l’arrondissement de Goulfey, le quotidien porte encore les stigmates d’un contexte sécuritaire complexe. La présence persistance de la menace liée aux exactions de la secte terroriste Boko Haram a contraint des milliers de familles au déplacement, fragilisant le tissu socio-économique local et exposant la jeunesse à une précarité accrue. C’est précisément à cette jeunesse vulnérable que l’élue de la nation a choisi de tendre la main.
Au CMPJ de Goulfey, véritable poumon de l’insertion socioprofessionnelle dans la localité, l’Honorable Mariam Goni est venue s’enquérir en profondeur du fonctionnement de la structure. Évaluation des modules de formation, inspection des équipements, échanges sans langue de bois avec les encadreurs et prise de pouls des besoins réels des apprenants : la démarche de la parlementaire se veut méthodique et rigoureuse.
Dans ce secteur frontalier où les repères s’effritent facilement sous la pression des crises humanitaires, le maintien d’une offre d’encadrement crédible pour les jeunes constitue le premier rempart contre la désœuvrement, l’enrôlement ou la délinquance. En plaçant le CMPJ au centre de son agenda de vacances parlementaires, Mariam Goni réaffirme une conviction forte : l’autonomisation par la formation reste la clé de voûte de la stabilité.
Pour les observateurs de la vie politique dans le Logone-et-Chari, cette descente sur le terrain n’a rien d’une opération d’opportunisme contextuel. L’élue s’est forgée au fil des ans la réputation d’une parlementaire d’action, régulièrement au contact de ses bases. On se souvient notamment de ses soutiens multiformes et récurrents aux associations de femmes rurales du département, matérialisés par l’octroi de matériels agricoles, d’appuis financiers directes et de formations pour stimuler l’entrepreneuriat féminin local.
Cette proximité continue traduit une approche pragmatique du mandat représentatif : porter la voix des populations à l’hémicycle de Ngoa-Ekelle tout en apportant des réponses concrètes et palliatives aux urgences du quotidien dans les arrondissements les plus éloignés de la capitale.
Cette visite au CMPJ intervient également dans un tempo politique hautement symbolique : l’approche des célébrations marquant l’accession à la magistrature suprême du Président de la République, Paul Biya. En choisissant de célébrer cet anniversaire politique sur le terrain, à travers des actes à fort impact social, la députée du RDPC envoie un message clair de loyauté institutionnelle et d’alignement stratégique.
En valorisant les structures étatiques comme le CMPJ, elle illustre la présence continue de l’État dans le Grand Nord, réfutant par l’action l’idée d’un sentiment d’abandon des zones périphériques. C’est aussi une démonstration de mobilisation des troupes à la base, où le patriotisme se conjugue avec le développement communautaire.
Au terme de sa visite, l’Honorable Mariam Goni a renouvelé son engagement à se faire l’écho des doléances du centre auprès des autorités tutélaires et des partenaires au développement. Entre la nécessité de renforcer les capacités d’accueil du CMPJ et l’urgence de multiplier les opportunités d’insertion pour les jeunes déplacés, le chantier demeure immense.
Toutefois, par cette présence constante et cette écoute active, la députée de Goulfey confirme que le leadership politique de demain se mesure d’abord à la capacité d’impulser l’espoir là où la vulnérabilité s’installe. Dans le Logone-et-Chari, l’action parlementaire continue de s’écrire au plus près du citoyen.
Arsène Nna

