Sous la pluie et face aux défis, le personnel du Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (Minjec) s’est rassemblé lundi matin pour la traditionnelle cérémonie de lever des couleurs. Malgré un contexte sociopolitique tendu, l’événement, présidé par l’Inspecteur général Pr Kum Paschal Awah, a mis l’accent sur le rôle des professionnels de la jeunesse dans la crise post-électorale et la responsabilité individuelle face aux réseaux sociaux.
La pluie diluvienne qui s’est abattue sur la capitale économique ce lundi matin n’a pas suffi à décourager le personnel du Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (Minjec). Le traditionnel rituel de lever des couleurs, premier rendez-vous de la semaine, s’est déroulé comme prévu, présidé par le Pr Kum Paschal Awah, Inspecteur général des programmes, méthodes d’enseignement et de formation.
Malgré les conditions météorologiques difficiles et un contexte marqué par des « appels au respect de villes mortes », le personnel s’est regroupé au hall de l’immeuble siège pour l’exécution de l’hymne national, prélude à la Minute du Civisme.
Présentée par le Programme national d’éducation civique par le Réarmement moral, civique et entrepreneurial (Pronec Réamorce), cette session spéciale a été animée par Nathanaël Daissinkaye, Vice Coordonnateur National No 2 du Programme. L’exposé s’est concentré sur un thème d’une actualité brûlante : le rôle du professionnel de la jeunesse et de l’éducation civique dans la crise post-électorale. Une thématique qui souligne l’importance des agents du Minjec en tant qu’acteurs de stabilité et de cohésion sociale dans la nation.
Au nom du Ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, MOUNOUNA FOUTSOU, l’Inspecteur général a tenu à saluer l’engagement du personnel. « Avec le temps qu’il fait ce matin, et malgré des appels au respect de villes mortes, vous avez tenu à être ici présents ce matin. Cela témoigne de votre attachement aux idéaux de la République, au respect des institutions… », a déclaré le Pr Kum Paschal Awah. Ces mots ont servi d’encouragement et de reconnaissance de la hiérarchie face au dévouement des agents.
Un point a particulièrement retenu l’attention lors de la Minute du Civisme : la question de la restriction des réseaux sociaux par l’État du Cameroun. Une interrogation a été soulevée : pourquoi l’État ne limite-t-il pas l’utilisation des plateformes en ligne, souvent utilisées pour propager des messages de violence et de haine, contrairement à ce qui peut être observé dans d’autres pays ?
Les échanges ont clarifié la position de l’État. Bien qu’il existe une « tolérance administrative » favorisant la liberté d’expression, il est crucial de noter que l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC) assure une veille constante. L’ANTIC dispose de la capacité technique et technologique nécessaire pour la géo-localisation de l’ensemble des internautes. Le message est clair : la responsabilité ultime incombe à chaque citoyen, appelé à exercer une auto-censure rigoureuse des contenus partagés sur les plateformes en ligne.
La cérémonie s’est achevée après ces rappels civiques, avant que les responsables ne se préparent pour la réunion hebdomadaire de coordination des services, présidée par le Ministre MOUNOUNA Foutsou.
Arsène Nna
