Douanes du Littoral 1 : Diana Mbala face au défi des recettes

Gazelle D'Afrique

Au cœur du poumon économique du Cameroun, le Secteur des Douanes du Littoral 1 traverse une phase charnière. Dans un environnement macroéconomique marqué par la rareté des ressources publiques et l’impératif d’optimisation des recettes fiscales non pétrolières, la tutelle ne laisse plus de place à l’attentisme. Ce mercredi 23 septembre 2026, Madame Diana Mbala, Chef de Secteur Par Intérim, a conduit une descente de terrain hautement stratégique sur la plateforme portuaire de Douala. L’objectif est limpide : sonner la mobilisation générale, moderniser les circuits de traitement et garantir l’atteinte de 100 % des objectifs budgétaires fixés par la Direction Générale des Douanes.

Cette tournée ciblée traduit un changement d’approche managériale, passant du contrôle passif à l’accompagnement proactif du tissu économique. Premier acte de cette visite d’évaluation : l’inspection des Bureaux Principaux Hors Classe Douala Port I et Douala Port V. Bien que les performances enregistrées à ce jour témoignent de la résilience du personnel douanier, la hiérarchie refuse tout triomphalisme précoce. L’écart séparant les réalisations actuelles de la cible maximale exige un surcroît d’efficacité opérationnelle.

Pour fluidifier le recouvrement sans pénaliser les acteurs économiques, Diana Mbal a acté le déploiement d’un mécanisme de suivi personnalisé. Une attention particulière est désormais accordée aux contraintes administratives liées aux Rapports de Vérification au Chargement (RVC) pour les « marchandises consistantes ». En accompagnant au cas par cas les usagers confrontés à ces goulots d’étranglement, l’administration douanière entend accélérer le dédouanement tout en sécurisant l’assiette fiscale.

Parallèlement, la rigueur post-liquidation franchit un palier. En vertu de la responsabilité individuelle et professionnelle de l’Inspecteur-Recouvreur, le suivi administratif ne s’arrête plus à l’émission du titre de perception. Chaque dossier doit faire l’objet d’un suivi exhaustif jusqu’à l’encaissement effectif des droits et taxes dus au Trésor public.

L’optimisation financière ne saurait toutefois s’affranchir de la fluidité logistique. La compétitivité du Port de Douala repose directement sur la célérité des opérations physiques et documentaires. Lors des échanges directs avec les Inspecteurs de visite du Port I, des lenteurs récurrentes concernant la procédure de « déblocage Asie » ont été identifiées.

Prenant la mesure des coûts de surestaries subis par les opérateurs, la Chef de Secteur Par Intérim a prescrit une systématisation immédiate et un traitement prioritaire de ces flux. En réduisant la bureaucratie inutile et en raccourcissant les délais de mainlevée, les Douanes du Littoral 1 cherchent à réconcilier l’exigence de contrôle douanier et la compétitivité de la chaîne d’approvisionnement nationale.

La dernière étape de cette tournée s’est déroulée à la Division de l’Informatique, bras armé de la modernisation douanière. Au centre des débats : la résorption de la dette flottante et l’apurement des dossiers contentieux restés en souffrance.

Des consignes fermes ont été arrêtées pour automatiser l’annulation des intérêts de retard sur des catégories ciblées de déclarations. En confiant cette tâche aux algorithmes du système d’information plutôt qu’à des arbitrages manuels chronophages, l’administration accélère le règlement des litiges financiers et libère un potentiel de recouvrement immédiat pour l’État.

À l’issue de cette journée de travail, le message adressé aux « Peralta » du Secteur Littoral 1 résonne comme une directive claire : la performance repose sur la rigueur, la réactivité et le sens du service public.

Cette initiative sur le terrain démontre que le pilotage des recettes douanières à Douala ne s’appuie plus uniquement sur la pression fiscale, mais sur une réorganisation structurelle de l’efficacité administrative. En éliminant les frictions logistiques et en modernisant ses outils de recouvrement, le Secteur des Douanes du Littoral 1 entend s’affirmer comme le moteur financier incontournable de la politique budgétaire de l’exercice 2026.

Arsène Nna 

 

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