Le 26 janvier 2026, l’esplanade de la Base Aérienne 101 de Yaoundé a vibré au rythme de la Journée Internationale de la Douane. Sous la présidence du Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, cette célébration a mis en lumière les performances records de l’année écoulée et réaffirmé le rôle crucial des « gabelous » dans la protection du territoire et de l’économie nationale.
C’est dans un décor solennel et une ambiance de grande mobilisation que la famille des douanes camerounaises s’est réunie ce lundi à Yaoundé. Le thème retenu pour cette édition, « Une Douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement », n’était pas un simple slogan, mais un véritable rappel de la mission régalienne de cette administration.
Entouré de membres du gouvernement, de diplomates et de hauts gradés des forces de défense, le Ministre des Finances a salué le dévouement des hommes et des femmes qui veillent, jour et nuit, sur les portes d’entrée du pays. La cérémonie a été marquée par des moments forts, notamment la décoration des agents les plus méritants et la promotion de plusieurs personnels, récompensant ainsi des années de loyauté et d’efficacité au service de l’État.
Le bilan présenté lors de cette journée est sans appel : la Douane camerounaise se porte bien, et ses chiffres donnent le tournis. Malgré un contexte économique mondial instable, l’administration a su faire preuve d’une résilience hors pair. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : 1 155,6 milliards de FCFA de recettes budgétaires ont été collectés. Un taux de réalisation impressionnant de 101,7 % par rapport aux objectifs fixés. Une croissance de 9,4 % par rapport à l’exercice 2024. En intégrant les recettes hors budget, l’enveloppe globale atteint le montant historique de 1 502,7 milliards de FCFA.
Ces résultats démontrent que la Douane demeure l’un des principaux poumons financiers du Cameroun, finançant les projets de développement et les politiques publiques essentiels à la vie des citoyens.
Si la mobilisation des fonds est souvent ce que l’on retient, le Ministre Louis Paul Motaze a tenu à souligner que la mission de la Douane dépasse largement le simple aspect comptable. Elle agit comme un véritable bouclier pour la société. Grâce à sa vigilance, la Douane est en première ligne pour la protection de la santé publique, en multipliant les saisies de produits pharmaceutiques contrefaits et de denrées alimentaires périlleuses.
Sur le front de l’écologie, le programme « Douanes vertes » s’affirme comme un outil majeur pour lutter contre le trafic d’espèces protégées et de déchets toxiques. Enfin, en collaboration étroite avec les forces de défense et de sécurité, l’administration douanière joue un rôle déterminant dans la sécurisation des frontières.
La lutte acharnée contre la contrebande et les trafics illicites participe directement à la stabilité sécuritaire et économique du pays, garantissant une concurrence saine pour les entreprises locales.
L’avenir de la Douane camerounaise s’annonce sous le signe de l’innovation. Le gouvernement a profité de cette tribune pour réitérer son soutien à la modernisation de l’institution. L’un des symboles forts de cette ambition est la construction du nouveau siège de la Direction Générale des Douanes.
Ce futur complexe architectural ne sera pas seulement une vitrine de prestige, mais un centre névralgique moderne visant à améliorer les conditions de travail des agents et à accélérer la digitalisation des procédures. L’objectif est clair : une douane plus rapide, plus transparente et plus proche des usagers.
La journée s’est achevée en apothéose par un défilé et la remise des nouveaux galons. Dans la foule, la fierté était lisible sur les visages des « gabelous » et « gabelles ». Cette reconnaissance publique vient saluer un engagement quotidien, souvent difficile et risqué, pour la souveraineté du Cameroun.
En quittant la Base Aérienne 101, le message était clair : la Douane de 2026 ne se contente plus de percevoir des taxes, elle s’affirme comme une institution moderne, vigilante et résolument tournée vers la protection des citoyens.
Arsène Nna, Crédits Images : MINFI











