L’élection présidentielle camerounaise d’octobre 2025 a prouvé, une fois de plus, que le vote de la diaspora est un enjeu majeur. À Djeddah, ville stratégique d’Arabie Saoudite où réside une importante communauté camerounaise, la victoire du candidat sortant, le Président Paul Biya, n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’une opération de mobilisation méticuleusement orchestrée par Alhadji Mahamat Mamoud Koïss, une figure influente du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), dont le rôle a été central pour assurer un plébiscite en faveur du leader national. Ce succès à l’étranger consolide sa position en tant que pilier de la politique du parti.
L’échéance présidentielle de 2025 a vu l’appareil du RDPC se déployer activement, y compris à l’international. À Djeddah, Alhadji Mahamat Mamoud Koïss, en sa qualité de « Chef de cellule » ou « Délégué politique local » du parti, a pris la tête de la campagne. Son action s’est révélée déterminante pour transformer le soutien théorique de la diaspora en votes concrets pour le Président Paul Biya. Fort de son statut de « Alhadji », synonyme de respect au sein de la communauté, M. Koïss a su capitaliser sur ses liens étroits avec la communauté Arabe Choa et d’autres groupes.
Il a mené une vaste opération de sensibilisation des électeurs, prônant le message du RDPC axé sur l’unité et la continuité. Son rôle ne s’est pas limité à la simple rhétorique. Il fut l’homme de la logistique, s’assurant que les militants étaient correctement inscrits sur les listes électorales consulaires et organisant le jour du scrutin pour maximiser la participation des électeurs acquis à la cause du parti. C’est cette stratégie, alliant influence communautaire et organisation rigoureuse, qui a fait la différence.
Les chiffres détaillés du scrutin de Djeddah témoignent d’eux mêmes : la victoire du Président Paul Biya y est, selon les attentes du RDPC, sans équivoque. Ce score très favorable s’inscrit dans la lignée du succès national et témoigne de la capacité de mobilisation hors pair d’Alhadji Mahamat Mamoud Koïss. Obtenir une majorité écrasante des voix dans un bureau de vote à l’étranger, comme celui de Djeddah, est pour le RDPC une démonstration de force significative : celle d’un parti capable de maintenir l’allégeance de sa diaspora et de projeter son influence au-delà des frontières.
Une fois la réélection du Président Biya confirmée, le rôle de M. Koïss a pris une nouvelle dimension. Il est devenu un garant de la cohésion post-électorale. Sa participation à l’audience du 30 novembre 2025 au Consulat Général, où la communauté Arabe Choa a réaffirmé son « soutien indéfectible aux Institutions de la République », n’est pas un acte anodin.
Cet événement public, post-scrutin, vise à entériner politiquement la victoire et à asseoir la légitimité du nouveau mandat. Il symbolise le retour à la stabilité et l’alignement de la communauté derrière le chef de l’État.
Alhadji Mahamat Mamoud Koïss est ainsi plus qu’un militant ; il est un pivot essentiel de l’architecture du RDPC en Arabie Saoudite, dont l’efficacité a largement contribué à la réélection du Président Paul Biya, à des milliers de kilomètres de Yaoundé.
Arsène Nna
