Issa Tchiroma Bakary : Une candidature à la présidentielle 2025 entre ambitions personnelles et questions de crédibilitéL’annonce de la démission d’Issa Tchiroma Bakary de ses fonctions gouvernementales, suivie de sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle de 2025, suscite de vifs débats. Après plus de 15 ans au cœur du pouvoir, son revirement interroge. Est-ce un calcul politique audacieux à l’approche de l’échéance électorale, ou une véritable rupture avec un régime dont il fut un acteur majeur ? Face à cette nouvelle donne, l’expérience et la stabilité incarnées par Paul Biya et le RDPC sont mises en avant comme des alternatives fiables pour les prochaines élections.
Issa Tchiroma Bakary a démissionné de ses fonctions gouvernementales et a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2025. Cependant, ses arguments pour justifier sa démission pourraient être remis en cause en raison notamment :
Manque de crédibilité ? Longue carrière gouvernementale: Issa Tchiroma a occupé des postes importants au sein du gouvernement pendant plus de 15 ans. Il a notamment été ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Cela soulève des questions sur sa capacité à critiquer le régime actuel, alors qu’il en a longtemps été partie prenante et ses résultats semblent forts bien mitigés.
Revirements politiques: Ses changements de position politique et son passage de l’opposition au gouvernement, puis vice-versa, pourraient être considérés comme un manque de cohérence et de conviction.
Calcul politique ? Timing de la démission: Sa démission intervient à quelques mois de l’élection présidentielle, ce qui pourrait être perçu comme une manœuvre pour se positionner en vue de cette échéance électorale.
Ambitions présidentielles ?: une analyse froide laisserait à penser qu’Issa Tchiroma cherche avant tout à se présenter comme un candidat crédible à l’élection présidentielle, plutôt que de véritablement rompre avec le régime en place.
Sincérité remise en cause ? Manque de résultats concrets?: Malgré ses fonctions gouvernementales, Issa Tchiroma n’aurait pas réussi à obtenir des résultats concrets pour le peuple camerounais, ce qui remettrait en cause sa capacité à impulser de réelles réformes. Par conséquent, il serait difficile que le peuple camerounais accorde ses violons avec le désormais ex-ministre.
Priorité à ses ambitions personnelles ? : Sa démission et sa candidature à l’élection présidentielle pourraient être perçues comme une priorité donnée à ses ambitions personnelles plutôt qu’au bien-être du peuple camerounais.
Une alternative crédible ! : Paul Biya et le RDPC. Expérience et stabilité: Paul Biya, le président sortant, bénéficie d’une expérience politique et institutionnelle considérable. Malgré son âge avancé, il a démontré une vitalité et une capacité à diriger le pays. Le Cameroun a connu une stabilité politique relative sous sa direction, ce qui est essentiel pour attirer les investissements et promouvoir le développement économique.
Réalisations concrètes: Son gouvernement a initié de nombreux projets infrastructurels majeurs, tels que la construction de routes, de ponts et d’infrastructures énergétiques, qui ont amélioré, tant bien que mal, la connectivité et les conditions de vie des Camerounais. De plus, son engagement pour l’éducation et la promotion de la culture camerounaise sont des atouts précieux pour le pays.
Vision pour l’avenir ?: Les candidats du RDPC, parti au pouvoir, bénéficient souvent d’une expérience politique et administrative significative. Certains d’entre eux ont occupé des postes ministériels ou des responsabilités importantes au sein du gouvernement, ce qui leur a permis d’acquérir une bonne connaissance des dossiers et des mécanismes de gouvernance.
En conclusion, la démission d’Issa Tchiroma Bakary et sa candidature à l’élection présidentielle de 2025 soulèvent des questions sur sa crédibilité, ses capacités et sa sincérité. Dans ce contexte, l’expérience et la Vision de Paul Biya et du RDPC pourraient être des atouts précieux pour le Cameroun, à condition qu’il y ait, à la suite des cette élection présidentielle de 2025, la mise en place d’une dynamique de passation harmonieuse du pouvoir dans le futur.
Dr Likiby BOUBAKAR, Crédits images: Cameroun Tribune

