Derrière chaque goutte d’eau qui coule dans les robinets des ménages se cache un écosystème industriel d’une complexité redoutable. Alors que les défis liés à l’approvisionnement en eau potable cristallisent les attentes des citoyens, la bataille pour la continuité du service se joue bien souvent en amont, dans le secret des stations de pompage et des unités de transfert.
C’est précisément tout l’enjeu des récentes opérations menées par le Secteur Spécial de Production du PAEPYS (Projet d’Approvisionnement en Eau Potable de la ville de Yaoundé et environs à partir du fleuve Sanaga) au sein de l’Unité de Transfert de Nkometou. Loin des projecteurs, une intervention chirurgicale minutieuse y a été menée pour maintenir sous haute surveillance des équipements névralgiques.
En milieu industriel lourd, laisser le hasard dicter le calendrier est un luxe que l’on ne peut s’offrir. C’est la raison pour laquelle les équipes techniques obéissent à une boussole rigoureuse : le programme de maintenance systématique fixé à 3 000 heures de fonctionnement.
C’est ce seuil critique qui a dicté la double intervention technique récemment déployée sur place :
* Le cœur ventilé de la pompe F : Les techniciens se sont attaqués au démontage des deux ventilateurs de refroidissement de la pompe F. Au programme : inspection minutieuse des roulements et des portées d’arbre, graissage méthodique des organes mécaniques et opération globale de salubrité. Classée en maintenance de niveau II et validée par le service technique, l’opération a livré un verdict rassurant : aucune anomalie structurelle n’a été détectée.
* La vigilance électrique du bornier : Parallèlement, une maintenance de niveau I a permis de passer au crible les connexions du bornier du moteur F. Un examen indispensable pour valider la parfaite intégrité des flux électriques et écarter tout risque de dysfonctionnement imprévu.
Si ces opérations s’avèrent invisibles pour le grand public, leur succès repose sur une chaîne de responsabilités parfaitement huilée. Ces travaux de précision ont été menés sous la coordination avisée de M. YETCHANG, Chef de l’Unité de Transfert de Nkometou par intérim. Une dynamique de terrain soutenue par l’expertise de M. AGWO, Chef de Section Maintenance par intérim, et l’œil exercé de Mme Annick Gaëlle, Agent Technique Principale.
Au-delà de la simple routine technique, cette mobilisation envoie un signal fort. En misant résolument sur la prévention plutôt que sur la réparation curative, la CAMWATER démontre sa volonté de sanctuariser ses ouvrages stratégiques. Car dans la quête permanente d’un service public de qualité et d’une disponibilité accrue des infrastructures, chaque écrou serré, chaque roulement graissé et chaque diagnostic anticipé constituent les véritables remparts contre la pénurie et les interruptions de service.
Arsène Nna



