Ce jeudi 1er octobre 2026, une commission interministérielle conduite par le Conseil Régional de l’Extrême-Nord (CREN) a procédé à la réception technique des infrastructures flambant neuves du CETIC de Piwa, dans le département du Mayo-Kani. Fruit concret du partenariat avec le PROLOG, ce complexe éducatif moderne allie filières techniques professionnelles et autonomie énergétique. Une étape cruciale qui, malgré quelques ajustements de rigueur exigés des entreprises, traduit la volonté manifeste de doter la jeunesse sahélienne d’outils d’apprentissage aux standards contemporains.
La date du 1er octobre 2026 restera gravée dans le parcours de développement de l’éducation technique dans la région de l’Extrême-Nord. Ce jour-là, le CETIC de Piwa, situé dans le département du Mayo-Kani, a franchi une étape décisive avec la descente sur le terrain d’une commission pluridisciplinaire d’envergure. Composée de représentants du Conseil Régional de l’Extrême-Nord (CREN) — maître d’ouvrage délégué ou partenaire clé — et de hauts cadres des ministères techniques sectoriels (MINDCAF, MINEE, MINTP), cette mission avait pour mandat l’évaluation et la réception technique des ouvrages construits dans le cadre de la convention liant le CREN au Projet de gouvernance locale et communautés résilientes (PROLOG).
L’inspection minutieuse menée par les experts n’a laissé aucun recoin au hasard. Loin de se limiter à de simples salles de cours, le projet se positionne comme un véritable pôle technologique intégré.
Les ateliers spécialisés témoignent de cette ambition de professionnalisation :
* L’atelier de maçonnerie : Conçu pour allier la théorie à la pratique, il intègre non seulement une salle de classe dotée du mobilier adéquat (tables-bancs), mais aussi un bureau d’enseignant, des commodités sanitaires, un magasin de stockage et un espace spécifiquement aménagé pour les chantiers-écoles pratiques.
* L’atelier d’électricité : Les experts y ont minutieusement vérifié l’architecture des réseaux, la conformité de la disposition des interrupteurs, des prises et des boxes individuels, garantissant ainsi la sécurité des futurs apprenants face aux risques électriques.
* L’atelier d’Économie sociale et familiale (ESF) : Véritable vitrine de l’autonomisation, il propose une cuisine moderne équipée de cuisinières et de lavabos, une salle de dégustation, un espace de stockage (magasin et réserve), ainsi qu’un bureau dédié au chef des travaux.
À cela s’ajoute le bloc administratif, doté d’une salle des professeurs entièrement meublée et climatisée, offrant un cadre de travail digne de ce nom au corps enseignant.
L’un des aspects les plus remarquables de cette réalisation réside dans son autonomie en eau et en électricité, un défi majeur dans les zones enclavées de l’Extrême-Nord. La commission a ainsi passé au peigne fin le champ solaire photovoltaïque, composé de panneaux de pointe reliés à une salle technique climatisée abritant les onduleurs. Ce dispositif garantit une alimentation électrique continue pour les équipements numériques et didactiques de l’établissement. De même, le château d’eau érigé sur site répond à l’impératif crucial d’hygiène et de fonctionnement quotidien.
Si la qualité globale des infrastructures force l’admiration, la rigueur institutionnelle a prévalu au terme de l’inspection. Fidèles à leur rôle de garant de l’intérêt public, les membres de la commission n’ont pas manqué de pointer quelques imperfections mineures. Des recommandations précises ont été formulées à l’encontre de l’entreprise adjudicataire, l’enjoignant à corriger les manquements relevés avant la délivrance du quitus pour la réception définitive.
Cette posture intransigeante démontre un changement de paradigme dans la gestion des investissements publics dans la région. Fini le laxisme : chaque franc investi par le tandem CREN-PROLOG doit se traduire par une infrastructure durable, immédiatement opérationnelle et sécurisée.
En somme, le CETIC de Piwa s’apprête à ouvrir ses portes sous les meilleurs auspices. Il s’affirme non seulement comme un sanctuaire du savoir technique dans le Mayo-Kani, mais aussi comme le symbole vivant d’une décentralisation camerounaise qui produit des résultats tangibles et mesurables au service des populations.
Abdoul Salam Moumini


