La Une percutante du tabloïd L’Albatros, titrant « Palais de l’Unité…Ce siège tant convoité… », a provoqué une onde de choc dans la sphère politique camerounaise, suscitant une vive réaction. Parmi les voix les plus véhémentes, celle d’Eliane Véronique Eboutou, femme politique et Présidente du Parti PNACC a retenti. Pour cette dernière, l’idée même de convoiter un fauteuil présidentiel qu’elle estime « jamais vide » relève de la pure fantaisie, et elle dénie à l’opposition toute capacité réelle à rivaliser avec l’actuel chef de l’État.
Dans un langage sans détour, Eliane Véronique Eboutou a asséné son coup de gueule en réaction à la publication qui met en exergue le Palais de l’Unité sous un titre évocateur. La présidente du PNACC ( Participation Nationale pour une Action Citoyenne) a d’emblée questionné la pertinence du propos : « EST-CE QU’ON DISCUTE OU CONVOITE UN SIÈGE OCCUPÉ ? ».
Pour la femme politique, il est impératif de rétablir une vérité chronologique, balayant toute ambiguïté quant à l’état du pouvoir à Yaoundé. Elle rappelle avec force que le fauteuil du président de la République Paul Biya n’a jamais été inoccupé depuis 43 ans. Aux yeux d’Eliane Véronique Eboutou, l’espace symbolique du pouvoir est non seulement pris, mais il l’est de manière « Hohatique ». Un terme qui, dans le contexte, suggère une occupation légitime, totale et incontestable.
Cette position intransigeante vise à déconstruire le narratif du tabloïd qui, en parlant de « siège convoité », sous-entend une vacance ou du moins une vulnérabilité de la fonction suprême. Pour la présidente du PNACC, un tel siège, solidement occupé depuis plus de quatre décennies par « le digne fils de Mvondo Assam et de Anastasie Eyenga », ne peut être l’objet d’une convoitise sérieuse.
L’indignation d’Eliane Véronique Eboutou ne s’arrête pas à la simple évocation de la longévité de Paul Biya au pouvoir. Elle interpelle également ceux qui pourraient être considérés comme les « convoiteurs » mentionnés par la presse, pointant du doigt l’opposition politique camerounaise.
L’analyse de la présidente du PNACC est sans appel : par qui ce fauteuil serait-il convoité ? En examinant le paysage politique actuel, elle exprime clairement son scepticisme quant à la capacité des figures de l’opposition à présenter une alternative crédible et à rivaliser véritablement avec le Président Paul Biya.
Pour Eliane Véronique Eboutou, l’absence de concurrent politique de taille vient renforcer l’idée que le fauteuil présidentiel est non seulement occupé, mais qu’il est également inaccessible. Le coup de gueule se transforme ainsi en une double assertion : le Président Biya est inamovible de fait, et l’opposition est, pour l’heure, incapable de menacer sérieusement cette inamovibilité.
La sortie via les réseaux sociaux de la présidente du PNACC se veut un rappel à l’ordre, une manière de décrédibiliser toute spéculation sur une potentielle vacance ou une transition imminente au sommet de l’État, concluant que le fauteuil présidentiel « ne le sera jamais » vide, n’en déplaise à ceux qui le discutent ou le convoitent.
Arsène Nna

