À la veille de la session de plein droit du 16 décembre 2025, qui verra l’élection du nouveau Président du Conseil Régional du Sud, la compétition est plus serrée que jamais. Face au président sortant, Elemva Emmanuel Mve, deux candidats farouches à savoir : Gervais Éric Ndo et Christiane Cathy Meba, se sont lancés dans la course, chacun armé d’une profession de foi et d’une vision distincte pour l’avenir de la région. L’enjeu est de taille : définir le cap du développement local et régional pour les années à venir. Cet article propose une analyse comparative de leurs politiques, plans d’actions et idéologies, ainsi que de leurs attentes vis-à-vis des conseillers régionaux, acteurs clés de ce scrutin.
Le Président Sortant : Elemva Emmanuel Mve, le Bilan en Ligne de Mire
Alors que les deux autres candidats ont dévoilé des manifestes détaillés, le président sortant, Elemva Emmanuel Mve, s’appuie sur son bilan, implicitement reconnu et salué par sa rivale Cathy Meba elle-même « le travail accompli par l’Exécutif sortant… beaucoup a été fait » . Son idéologie s’inscrit dans la continuité des objectifs du RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais) et de l’alignement sur les « grandes espérances » du Chef de l’État. En tant que président sortant, son approche est naturellement axée sur la consolidation des acquis et la finalisation des projets initiés.
Bien qu’un nouveau programme ne soit pas explicitement détaillé, on peut déduire que son plan d’action vise à poursuivre les chantiers en cours et à renforcer l’institution régionale. Ses attentes envers les conseillers régionaux sont probablement centrées sur la loyauté, la discipline du parti et le soutien à l’exécutif sortant pour garantir la stabilité et l’achèvement de la mandature. Sa réélection dépendra de la perception qu’auront les conseillers de l’efficacité et de l’impact des actions menées durant son premier mandat.
Le Candidat de l’Expérience : Gervais Éric Ndo, le Décentralisateur Structuré
Gervais Éric Ndo, le second challenger, se présente avec un profil de « la base à la Région » et une riche expérience de plus de trois décennies dans la sphère politique et administrative. Son profil, mis en avant dans sa profession de foi, est celui d’un homme du sérail, fin connaisseur des rouages locaux et nationaux. L’idéologie de Ndo est ancrée dans le concept de développement territorial structuré, durable et inclusif. Son passé de Maire et de Président Régional des Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC) le positionne comme un ardent défenseur de la décentralisation (il a « participé actif aux cadres de concertation pour l’élaboration des lois de 2004 sur la décentralisation »).
Sa profession de foi est construite autour de Valeurs (Proximité, Intégrité, Engagement, Responsabilité), traduisant un désir de gestion éthique et centrée sur le citoyen. Son plan d’actions s’articule autour de trois axes principaux, intitulés Missions : Promouvoir un développement territorial structuré, durable et inclusif. Renforcer la gouvernance régionale par la transparence et l’efficacité. Soutenir la création d’emplois et l’innovation économique au bénéfice des populations.
Ses objectifs de Vision sont plus ambitieux et stratégiques : Faire du Sud une région de référence nationale, dynamique, compétitive et solidaire. Développer des infrastructures et des opportunités économiques pour tous. Créer un environnement propice à l’innovation, à l’éducation, et à l’épanouissement culturel. Construire un Sud où chaque citoyen se sent acteur et fier de son territoire.
Ndo promet l’expertise, l’engagement et la capacité à impulser le développement, résumant son credo en une formule percutante : « Le dynamisme et l’expérience au service d’un Sud fort et solidaire. « De par son approche structurée et son insistance sur la « gouvernance régionale », Ndo attend des conseillers une collaboration efficace, un engagement et une responsabilité dans la mise en œuvre de la politique de développement.
La Nouvelle Vague : Christiane Cathy Meba, l’Audace Inclusif et International
Christiane Cathy Meba, l’autre challenger, se présente comme la candidate de la « jeunesse » et du « leadership audacieux ». Son profil est celui d’une femme d’action, aspirant à une « nouvelle vague » de développement. Son idéologie est clairement celle du renouvellement et de l’audace. Elle s’appuie sur une « connaissance profonde des défis et des opportunités » et vise un Sud « qui ose, un Sud qui avance, un Sud uni dans sa prospérité. » Son message est centré sur l’inclusion (« pour tous ») et l’espoir, cherchant à rallier les populations et particulièrement les jeunes et les femmes, qui sont au cœur de son programme. Elle souligne l’importance d’un leadership « dynamique, éclairé » et inclusif.
Le programme de Cathy Meba s’articule autour de six piliers essentiels, mettant l’accent sur la transformation concrète. Ils sont entre autres : Un Sud connecté et dynamique : Accélération de la modernisation des infrastructures et du désenclavement. Un Sud créateur de richesses et d’emplois : Valorisation du potentiel agricole et forestier, création d’emplois durables pour la jeunesse. Un Sud solidaire et proche de sa population : Accès universel aux services essentiels (santé, éducation) et solidarité de proximité. Un Sud rayonnant de sa culture et de son identité : Valorisation de la culture comme levier de développement. Un Sud géré avec transparence et participation : Transparence comme règle et collaboration entre les Conseillers un devoir. Un Sud ouvert à l’international : Travail méthodiquement mené auprès des représentations diplomatiques pour attirer les opportunités.
Son plan est résolument tourné vers l’extérieur et l’innovation, cherchant à positionner le Sud comme une région clé sur l’échiquier international. Meba lance un appel direct aux conseillers, se faisant la voix de la jeunesse : « Écoutez-la ! Elle me fait confiance, elle croit en ma vision… » Elle attend d’eux qu’ils unissent leurs voix pour un leadership audacieux, engagé, et qu’ils fassent de la collaboration un devoir pour réaliser cette « mandature du développement ».
Le 16 décembre, les conseillers régionaux du Sud seront face à un choix fondamental : La Continuité (Elemva Emmanuel Mve) : Miser sur la stabilité, l’expérience de la gestion sortante, et la finalisation des projets entamés. La Sécurité par l’Expérience (Gervais Éric Ndo) : Opter pour un leadership structuré, ancré dans l’expérience de la décentralisation, promettant une gouvernance éthique et un développement planifié. Le Renouvellement Audacieux (Christiane Cathy Meba) : Choisir une vision axée sur la jeunesse, l’inclusion, l’internationalisation, et un changement de paradigme pour un développement plus dynamique et en mouvement.
La bataille ne se joue pas seulement sur les idéologies, mais sur la capacité de chaque candidat à convaincre les conseillers de la faisabilité et de l’impact immédiat de son plan d’action.
L’issue du scrutin déterminera non seulement la présidence du Conseil Régional du Sud, mais aussi le ton, l’allure et la méthode du développement régional pour les années à venir. Bonne chance à tous !
Arsène Nna

*Cher Monsieur Cédric Ernest AFANE, journaliste.*
Il est tout à fait légitime, dans une démocratie, d’émettre une opinion. Cependant, lorsqu’une prise de position publique est faite à l’encontre d’un système, d’une institution ou de personnalités, il est impératif d’en appuyer les accusations sur des *fondements clairs, vérifiables et conformes aux textes en vigueur.*
Dans votre article, vous critiquez avec véhémence certains cadres du RDPC et leur prétendue opposition à l’autorité du Président national, Son Excellence Paul BIYA. Vous évoquez également des ambitions personnelles et des manœuvres internes qui, selon vous, fragiliseraient le parti. *Cependant, vos affirmations manquent de références solides, basées sur des textes, des faits précis ou des dispositions statutaires qui permettraient de les étayer.*
Prenons un exemple concret pour illustrer l’importance de citer les bases légales : *OÙ EST-IL ÉCRIT QUE LE COMITÉ CENTRAL SERAIT HABILITÉ À INVESTIR LES CANDIDATS À LA PRÉSIDENCE DES CONSEILS RÉGIONAUX ?* Cela n’est mentionné dans aucun texte officiel encadrant le fonctionnement des collectivités territoriales décentralisées. Une telle démarche, si elle venait à être imposée, pourrait être perçue comme une entorse au cadre légal, *voire comme une atteinte aux principes de transparence et de démocratie que prône le RDPC.*
Il est donc essentiel de soulever une interrogation fondamentale : *le Comité Central du RDPC agit-il dans le respect des lois en vigueur lorsqu’il s’arroge ce rôle ?* Une certaine opinion pourrait, au conditionnel, considérer que cette instance se transforme en un « centre d’affaires » où la loi de l’offre et de la demande primerait sur les principes de justice et d’équité.
Par ailleurs, vous appelez à des sanctions contre ce que vous qualifiez « d’indiscipline chronique » et « de querelles intestines ». Mais au-delà des discours, il est crucial de reconnaître que *la politique ne saurait être dirigée par l’arbitraire*. Le RDPC lui-même ne peut se soustraire au respect des lois et des règles qui régissent notre République.
Les propos tenus par *Son Excellence Paul BIYA,* lors de son investiture le 06 novembre dernier, nous rappellent l’importance de la LÉGALITÉ et de la RESPONSABILITÉ dans nos actions politiques : _*« Je mesure la profondeur des frustrations, l’ampleur des attentes. »*_
Ces frustrations sont souvent le fruit de décisions arbitraires ou contraires aux aspirations légitimes des militants. En ce sens, il est impératif que les instances dirigeantes du RDPC veillent à garantir des processus démocratiques et transparents, notamment dans la conduite des élections régionales.
Votre article gagnerait en valeur s’il se basait sur des textes précis et des faits avérés, plutôt que sur des affirmations générales. Car accuser sans fondement, c’est contribuer davantage à la division que vous déplorez.
In fine, je vous invite à recentrer votre réflexion sur ce qui unit les militants du RDPC : *LE RESPECT DES LOIS ET DES PRINCIPES DÉMOCRATIQUES*. Ce n’est qu’en respectant ces bases que nous pourrons renforcer la crédibilité et l’unité du RDPC face aux défis actuels.
Avec mes salutations distinguées,
*BAA-YAN-MBE HAIWE*
*Militant du RDPC, préoccupé par la légalité et la transparence dans la gestion des affaires du parti.*
Bonjour. Je ne suis pas Ce monsieur Cedric Ernest Afane. Il a juste utiliser mon montage photo pour l’article sur conseil régional du Sud, pour faire ce que j’appelle un commentaire. Merci