AN: Le DPEB 2026-2028 en minutieuse étude

Gazelle D'Afrique
Gazelle D'Afrique

L’Assemblée Nationale camerounaise, gardienne des prérogatives législatives et budgétaires, a été le théâtre d’une séance de travail d’une haute importance le jeudi 3 juillet 2025 dernier. Au cœur des discussions de la Commission des Finances et du Budget, présidée par l’Honorable Moutymbo Rosette Épse Ayayi, figurait l’examen minutieux du Document de Programmation Économique et Budgétaire à Moyen Terme (DPEB) 2026-2028.

Ce document, pilier de la prospective économique nationale, a été présenté et défendu par le Ministre des Finances, M. Louis Paul Motaze, assisté par le Ministre Délégué à la Présidence chargé des Relations avec les Assemblées, M. Bolvine Wakata. La présence des Secrétaires généraux adjoints de l’Assemblée Nationale, Messieurs Mamoudou Atikou Hayatou et Martin Sakwe Elangwe, soulignait l’importance de cette concertation inter-institutionnelle.

L’examen de ce DPEB revêt une signification particulière, car il dessine les contours des obligations du Cameroun, tant sur le plan intérieur qu’à l’international, et met en lumière les défis majeurs auxquels le gouvernement est confronté.

Sur le plan intérieur, le Cameroun est tenu d’assurer une gestion budgétaire rigoureuse, garantissant la soutenabilité de la dette publique et la mobilisation optimale des recettes. La programmation à moyen terme doit ainsi intégrer des investissements stratégiques dans les infrastructures, l’éducation, la santé et l’agriculture, essentiels pour stimuler la croissance économique inclusive et améliorer le quotidien des populations.

La diversification de l’économie, la lutte contre la corruption et le renforcement de la gouvernance sont des impératifs pour créer un environnement propice aux affaires et à l’épanouissement social.

Sur la scène internationale, le Cameroun doit honorer ses engagements vis-à-vis des partenaires financiers bilatéraux et multilatéraux, tels que le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale. Ces obligations se traduisent par la mise en œuvre de réformes structurelles, la transparence dans la gestion des finances publiques et la participation active aux initiatives régionales et continentales.

Le pays est également confronté à des impératifs liés aux objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, exigeant des allocations budgétaires ciblées pour la réduction de la pauvreté, la protection de l’environnement et l’égalité des sexes.

Les défis majeurs du gouvernement camerounais sont multiples et complexes. Ils incluent la persistance de l’insécurité dans certaines régions, l’impact des chocs externes (fluctuations des prix des matières premières, crises sanitaires mondiales), la nécessité de moderniser l’appareil productif et de créer des emplois décents pour une jeunesse en pleine croissance.

La capacité du gouvernement à traduire les orientations du DPEB en actions concrètes et mesurables sera déterminante pour l’atteinte des objectifs de développement et le renforcement de la résilience du pays face aux aléas économiques et géopolitiques.

Arsène Nna

Partagez cet article
Laissez un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *