Une onde de choc parcourt le département du Logone-et-Chari, dans la région de l’Extrême-Nord. Depuis quelques heures, des messages alarmants circulant sur les réseaux sociaux font état de l’enlèvement de la Présidente de la section de l’Organisation des Femmes du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (OF-RDPC) de Logone-Birni.
L’alerte a été déclenchée par la diffusion d’une capture d’écran montrant un échange WhatsApp provenant d’un numéro étranger (Tchad). Le message, rédigé dans un style direct et menaçant, affirme : « On vient juste de kidnapper une femme de Logone-Birni et on nous a demandé de la faire taire pour de bon. » Les ravisseurs présumés accompagnent leur texte d’une photo de la responsable politique, affirmant que sa vie « dépend » de la transmission de ce message aux journalistes et à ses supérieurs.
Bien que les autorités locales n’aient pas encore officiellement confirmé l’enlèvement, la précision des détails — notamment la zone géographique de Logone-Birni — sème l’inquiétude. Le département du Logone-et-Chari, frontalier du Tchad et du Nigeria, est une zone historiquement sensible, souvent marquée par des incursions sécuritaires.
Pour l’heure, les motivations des auteurs de ce message restent nébuleuses. S’agit-il d’un enlèvement à but lucratif, d’un acte de déstabilisation politique locale ou d’une tentative d’intimidation visant les cadres du parti au pouvoir dans cette unité administrative ? Le mystère reste entier.
Les proches de la présidente et les militants du RDPC sont dans l’attente fébrile d’un signe de vie ou d’une communication officielle des forces de maintien de l’ordre. En attendant que la lumière soit faite sur l’authenticité de ces menaces, cet appel circulant sur la toile fait office de cri d’alarme.
La communauté locale appelle à une intervention rapide des services de sécurité pour localiser la responsable politique et garantir son intégrité physique. Dans un contexte sécuritaire déjà fragile, cette affaire rappelle l’urgence d’une vigilance accrue dans les zones frontalières.
Note importante : À ce stade, les faits décrits reposent sur des témoignages numériques et n’ont pas fait l’objet d’un communiqué de la part des autorités compétentes. La rédaction reste mobilisée pour suivre l’évolution de la situation.
Abdoul Salam Moumini

