La situation est de plus en plus préoccupante à Kousséri. L’insalubrité a gagné le terrain, cela est visible par tous. L’ethiquette « Kousséri, ville la plus sale du Cameroun » tient sa raison d’être et commence à se répandre dans tout le triangle national. Malgré les efforts entrepris par l’autorité administrative il y a quelques semaines, il demeure primordial que les services en charge de l’hygiène et la salubrité, logés dans la commune de Kousséri, prennent à bras le fer ce problème.
La ville de kousseri, chef lieu du département du Logone et Chari, située dans la région de l’Extrême Nord, présente depuis plusieurs années, une image d’insalubrité indescriptible. Cette situation laisse perplexe une bonne partie de la population, consciente et soucieuse de l’avenir de cette grande métropole qui jadis, constituait le second pôle économique du Cameroun, après Douala.
Pourtant, la journée d’hygiène et de salubrité, instaurée depuis déjà cinq ans par le Gouverneur de l’Extrême Nord MIDIYAWA BAKARY pour exécution par les communes, est bien connue de tous. Un projet qui nourrissait beaucoup d’espoirs auprès de la population, Mais qui n’a pas véritablement été pris en compte par certaines communes, à l’instar de Kousséri. L’espoir ne fut donc que de courte durée car, dans les différents quartiers aucune action n’a été observée, allant dans ce sens.
D’un pan, la population n’adhère quasiment pas au projet. D’un autre côté le laxisme de la commune est criard. Aucune sensibilisation sur l’objectif de cette journée n’a été faite dans la ville au préalable. Raison pour laquelle dans les quartiers, aucune action n’est visible depuis la mise sur pied de cette stratégie de lutte contre l’insalubrité.
Lorsque nous jetons un regard dans les rétroviseurs, il nous revient la mise sur pied d’une stratégie forte, qui a porté ses fruits en 1998. Avec pour slogan « KOUSSÉRI PROPRE », cette initiative qui consistait à faire des ramassages des déchets par concession, a connu un succès éclatant. Jusqu’à cette heure, les témoignages fusent de partout. Une telle initiative sera toujours la bienvenue dans la ville de Kousséri.
A quand une stratégie concrète et suivie d’hygiène et de salubrité dans la ville de Kousséri ? La question mérite d’être posée, au vue de l’insalubrité galopante dans le chef lieu du département du Logone et Chari. Le constat est fait, depuis quelques semaines, des jeunes s’activent à travers des actions de nettoyage, de balayage et de débouchage des caniveaux qui d’ailleurs, du fait de leur désuèité, ne laisse la voix au drainage des eaux usées, provenant des ménages ou encore des pluies. Ces actions, pilotées par le préfet du département FOMBELE MATHIAS, nécessitent d’être prises en compte par les services communaux concernés, en vue de leur pérennisation.
Ce qu’il faut savoir est que, les actions pérennes de lutte contre l’insalubrité restent la sensibilisation et l’accompagnement de la population, ajouter aux actions principales, qui sont de l’apanage des pouvoirs publics, et principalement les collectivités décentralisées, en tête de lice nos communes. Reste à savoir si celles ci, détiennent un plan stratégique de lutte contre l’insalubrité. Nous ne le percevons pas encore.
À la commune de Kousséri, l’on nous fait savoir que la ville de Kousséri dispose d’un espace de dépôt des ordures solides et liquides. À quoi sert cette espace lorsqu’il n’est pas exploité ?
En faisant une analyse sur la situation de l’insalubrité dans la ville, nous nous rendons compte que l’enjeu est grand et le défi énorme. La ville de Kousséri n’a jamais été représentée au concours national de la ville la plus propre du Cameroun, organisé par le Ministère du développement urbain et de l’habitat. Un concours où les meilleurs sont primés et les projets d’hygiène financés. Un véritable manque à gagner pour la commune de Kousséri.
Le constat est visible et reste alarmant: les ordures longent le long de nos principales artères à savoir: l’intineraire partant du carrefour total au carrefour de la douane, du carrefour douane au carrefour du lycée, du carrefour total en passant par le carrefour BOUKAR NGAMDOU-Wally jusqu’au pont ngueli, frontière avec le Tchad. Celles-ci causent plusieurs conséquences qui impactent sur la santé des populations à savoir les moustiques, les odeurs nauséabondes, pour ne citer que celles-ci. N’allons pas noter la période des pluies où la circulation demeure quasi impossible pour joindre un quartier à un autre.
C’est un appel à tous, vivement que les choses changent !!!
INNOCENT NGNEBIEKA

