Dans un contexte marqué par la recherche constante de cohésion nationale, le Président de l’Assemblée Nationale, le Très Honorable Théodore Datouo, a accordé le vendredi 17 juillet 2026 une audience solennelle à une importante délégation de l’Association des Femmes Chrétiennes de l’Église Presbytérienne Camerounaise (ACF-EPC). Conduite par Mme Gwet Lydie Marianne, présidente nationale du 10e Congrès de l’organisation, cette rencontre s’est tenue au Palais de Verre de Ngoa-Ekellé, en présence de hauts responsables de l’institution parlementaire.
Cette visite, qui intervient au lendemain d’une visite guidée de l’imposant édifice parlementaire, a rassemblé des déléguées venues des dix régions du Cameroun. Forte d’un ancrage historique et d’un réseau de plus de 38 000 membres, l’ACF-EPC s’impose comme un acteur majeur de la société civile religieuse, axé sur l’éducation des jeunes et la promotion des valeurs éthiques.
Le point d’orgue de cette audience a été une session de prières d’intercession formulées par les leaders religieuses en faveur de la paix, de la stabilité du triangle national, ainsi que pour la santé et la gouvernance du Chef de l’État, S.E. Paul Biya, et du Président de l’Assemblée Nationale.
Prenant la parole, le Très Honorable Théodore Datouo a chaleureusement salué l’engagement citoyen et spirituel de ses hôtes. Le chef du pouvoir législatif a insisté sur la parfaite convergence entre les actions de terrain menées par l’association et les grandes orientations du Président de la République en matière de valorisation des femmes et d’insertion socio-économique des jeunes.
« Vos actions contribuent de manière significative à la consolidation des valeurs morales et au développement du pays », a affirmé le Président de l’Assemblée Nationale, tout en réitérant le soutien constant de l’institution qu’il dirige envers les initiatives visant le bien-être des populations.
La solennité de l’événement n’a pas exclu la célébration de la diversité culturelle camerounaise. Organisées par affinités régionales, les déléguées ont rythmé l’audience par des cantiques religieux et des chants traditionnels. Pour marquer cette communion, un appui financier a été octroyé par le Président de la Chambre, suivi d’un dîner officiel offert en l’honneur de la forte mobilisation de la délégation.
Le poids politique de cette audience a été rehaussé par la participation de figures clés du bureau de l’Assemblée, notamment la Vice-présidente, l’Honorable Mary Muyali Meboka, la Questeur, l’Honorable Pauline Ndoumou, et le Secrétaire Général de l’institution, André Noël Essian.
Au-delà de son caractère protocolaire et festif, cette audience revêt une triple signification dans le paysage socio-politique camerounais actuel.
En recevant une organisation forte de 38 000 membres actifs, le sommet de l’appareil législatif s’assure un relais d’opinion d’une efficacité redoutable. En Afrique subsaharienne, et au Cameroun en particulier, les réseaux confessionnels féminins (comme les « Femmes Chrétiennes » ou « Christian Women ») constituent des forces de mobilisation sociale de premier ordre. Dialoguer avec elles permet au pouvoir politique de sonder le pouls de la population à la base, hors des circuits partisans traditionnels.
Les prières d’intercession pour les institutions et la stabilité nationale ne sont pas anodines. Dans un climat national qui reste attentif aux enjeux sécuritaires et aux transitions politiques à venir, la réaffirmation de la paix par une instance religieuse transrégionale (représentant l’ensemble du territoire) agit comme un baume stabilisateur. C’est une légitimation spirituelle de l’ordre institutionnel établi.
Le discours du Très Honorable Théodore Datouo met explicitement en relief la vision du Chef de l’État sur la responsabilisation des femmes. En politique de développement, cela démontre que l’État cherche des partenaires opérationnels au sein de la société civile pour matérialiser ses objectifs sociaux (éducation, encadrement de la jeunesse, solidarité).
La présence notable de hautes responsables féminines de l’Assemblée Nationale (l’Honorable Mary Muyali Meboka et l’Honorable Pauline Ndoumou) aux côtés du Président envoie un signal fort sur l’inclusivité de genre au sein même de la direction du Parlement. De plus, la participation des déléguées issues de diverses zones linguistiques et culturelles rappelle l’importance du vivre-ensemble dans la gouvernance publique.
Arsène Nna





