​Daniel Monefong Constantin : Un nom désormais éternel.

Gazelle D'Afrique

La cité capitale du Dja-et-Lobo a vibré, ce samedi 28 mars 2026, au rythme d’un hommage historique. Entre dédicace d’une rue et élanLa de solidarité médicale, la mémoire du patriarche Daniel Monefong Constantin a été gravée dans le marbre de la ville, sous le regard bienveillant des autorités administratives et d’une descendance résolument engagée pour le développement local.

C’est une page d’histoire qui s’est écrite sur l’esplanade de l’Hôpital de District de Sangmélima. En présence du Préfet du Dja-et-Lobo, Damien Owono, et du Maire de la ville, Jean Faustin Bekono, une artère stratégique du centre-ville a officiellement changé de destin pour porter le nom de Feu Daniel Monefong Constantin.

Pour l’édile de la ville, cet acte n’est pas une simple formalité administrative, mais un choix politique fort : celui de l’immortalisation des « dignes fils » de la contrée. Originaire de Zoétélé, ce patriarche de la lignée Fong a laissé une empreinte indélébile dans la région. Qualifié tour à tour de « grand bâtisseur », d’« humaniste » et de « serviteur de la nation », son nom est désormais lié à jamais au quotidien des usagers de la route qu’il a tant aimée.

Cependant, la famille Monefong ne s’est pas contentée de recevoir cet honneur. Dans un élan de gratitude active, la progéniture du défunt — représentée notamment par l’aîné Gustave Théodore Nko’o Monefong, Lylie Ngobo Monefong et Elvire Monefong — a joint l’acte à la parole.

En réponse à la municipalité, la famille a offert un don de matériel médical et de produits pharmaceutiques de première nécessité d’une valeur de cinq millions de francs CFA à l’Hôpital de District. Il faut noter que le choix de cet établissement Hospitalier n’est pas anodin. Il constitue l’un des points de passage du patriarche, pendant sa longue et brillante carrière d’infirmier, en tant que Secrétaire Général de cet hôpital. Aujourd’hui, cet hôpital est dirigé des mains de maîtres par son petit fils.

Ce geste de « haute portée citoyenne » vise à renforcer le plateau technique de cette structure sanitaire de référence. Parallèlement, la famille a pris en charge la réhabilitation de la chaussée de la rue nouvellement baptisée, assurant ainsi une meilleure mobilité pour les populations.

 « Les bonnes œuvres laissent une trace durable », a rappelé le Maire de la ville, en entonnant un cantique Bulu, soulignant que la reconnaissance est le moteur du développement socioculturel.

Face à cette générosité, le Maire Jean Faustin Bekono s’est voulu pragmatique. Il a instruit séance tenante le Directeur de l’Hôpital de District pour une gestion « rationnelle, efficiente et efficace » de ces ressources. L’objectif est clair : chaque comprimé, chaque matériel doit servir exclusivement au bien-être des patients de Sangmélima.

Le Préfet Damien Owono, garant de l’ordre et de la paix durant cette cérémonie, a été salué pour son accompagnement constant dans cette dynamique de valorisation du patrimoine humain local.

La cérémonie s’est achevée sur une note d’espoir. La représentante de la famille a réaffirmé que cet investissement n’était pas un point final, mais le début d’un partenariat durable. « La famille Monefong restera toujours aux côtés de Sangmélima pour relever les défis du développement », a-t-elle assuré devant une assemblée conquise.

En immortalisant Daniel Monefong Constantin, Sangmélima ne se contente pas de regarder vers le passé ; elle trace, avec le concours de ses élites, une voie vers un avenir où le service communautaire est la plus haute des vertus.

Arsène Nna 

 

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